Une nouvelle atlantide

REFLEXIONS SUR............

 

 

 

 

 

 

 

« Réflexion »

 

 

 

Pour

une révolution fondée sur un véritable

Humanisme Partenarial

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Il est dégradant de parler aux hommes en langue vulgaire et d'entrer dans la vie politique avec un répertoire d'une demi-douzaine de phrases. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l'aube des temps la vie serait née sur les hauts plateau d'Afrique.

 

Un être vivant se serait mis debout, sur deux jambes. Il voulait mieux regarder le ciel et, sans doute, l'interroger pour comprendre le sens de sa vie.

 

Millénaires après millénaires, des générations de chasseurs, d'agriculteurs, d'éleveurs, de pêcheurs se sont transmis les règles et les lois d'un savoir non écrit, précaire mais immuable. Il assurait leur survie.

 

Sous des climats rigoureux et difficiles, dans un environnement souvent dangereux, à travers les siècles les habitants de ces contrées mystérieuses et attirantes ont établi les bases de ce qui nous offre, peut être, l'opportunité d'écrire une page nouvelle et importante de l'Histoire de notre humanité.

 

Les membres de PLANETE XXI INTERNATIONALE, OPERATION SOLIDARITE NIGER, Le CLUB DES AVENTURIERS DE L'UTILE, le CLUB DES CENTS, à l'origine de ces lignes, sont nés de la rencontre de femmes et d'hommes de races, de couleurs, de cultures, de langues, de religions différentes.

 

Il y a un peu plus d'un quart de siècle, porteurs d'histoires et de vies différentes, sur les rives du fleuve NIGER, au SAHEL, ils ont su se découvrir. Ils se sont s'appréciés. Ils se sont respectés. Ils ont partagés, ensemble, des moments privilégiés.

 

Ils ont su se dire l'espoir d'un monde meilleur, celui d'une nature sauvage enfin domptée et apprivoisée, devenue havre de paix pour des êtres humains inquiets de leur devenir.

 

Ensemble, ils ont travaillé la terre. Ils ont fait surgir un premier campement agricole, auprès du village de TOURELA, au MALI. Ils ont produit du mil, du sorgho, des haricots niébés. Ils ont préparé, avec l'aide de structures comme la fondation Daniel Balavoine, les périmètres irrigués de BADJI HAOUSSA, BADJI N'GOURMA, TASSIGA, MONZONGA….Ils voulaient fournir le riz de l'autosuffisance alimentaire des Songhaïs, des Bambaras, des Peuhls, des Bozzos des bords du fleuve roi.

 

Ces hommes et ces femmes voulaient qu'au cours des années les habitants de ces régions finissent par se réunir autour de puits nés grâce à l'apport de technologies modernes. Ils les voulaient creusés en permettant de ne plus mettre en péril la vie de ceux qui, par cinquante cinq degrés à l'ombre, descendaient à trente mètres sous terre, avec corde et une pelle en bois, la daba, en quête du rêve quotidien, l'EAU.

 

A partir du fleuve majestueux qui coulait à travers le désert ceux qui s'étaient rencontrés et avaient fondé les bases d'une amitié nouvelle.

 

Au début, ceux qui étaient venus du NORD avaient été invités au voyage par Thierry SABINE, le fondateur d'un moderne jeu de cirque : Le rallye PARIS DAKAR. Il avait étendu son théâtre d'action au parcours du Fleuve NIGER. Il y avait entraîné dans son cirque des équipes d'aventuriers et de sportifs de tout crin.

 

L'une de ces équipes, composée de bretons et de vendéens, en mal d'une aventure moderne, regroupés au sein d'une association baptisée MENHIR AVENTURE avait ajouté un plus à son engagement sportif et médiatique. Ses responsables avait été incités à rencontrer un missionnaire, un père blanc en retraite par Henri PERRON, le rédacteur en chef d'un journal nantais Presse Océan.

 

Sur les bords d'un des affluents du Niger, Le BANI, après une brève mais chaleureuse rencontre sur les quais du port de MOPTI, ils avaient rendu visite père Bernard VERSPIEREN.

 

Revenu à sa première discipline l'agronomie, sur les rives du fleuve, il  les avait invité dans son campement agricole de TERYA BUGU.

 

Sur les rives à l'instar de l'exemple de cet ancien missionnaire l'un d'entre eux avait caressé un premier rêve, jumeler le NIGER et ses affluents ave le fleuve de son enfance, la Loire, multiplier l'exemplarité de l'action qu'il avait découverte et créer des POLES DE VIE et de DEVELOPPEMENT.

 

Il voulaient associer les hommes pour reconquérir les terres brûlées par un soleil implacable.

 

Les événements, la propre histoire de sa famille, le résultat positif d'une première mission financée par le Conseil Général de Loire Atlantique, la rencontre avec un médecin africain, le Docteur Yeya Issa MAIGA en formation au C.H.U. de Nantes lui avait donné la possibilité d'avancer.

 

Un binôme africain et européen, malien et français été né. Très vite il s'était étoffé d'hommes et de femmes du SUD et du NORD.

 

Ensemble, pour réussir ils avaient caressé l'idée d'utiliser un matériel végétal précis, une plante venue du désert du Nouveau Mexique, la JOJOBA.

 

C'était la promesse d'une vie nouvelle parfaitement adaptée au désert, la possibilité de ressusciter une végétation de surface bi séculaire une fois implantée, l'opportunité de la production d'une huile miraculeuse susceptible de générer un flux commercial entre l'Afrique et les autres continents et de répondre aux besoins de technologies modernes en pleine évolution.

 

Ce premier rêve est resté en devenir avec beaucoup d'autres projets. Mais l'Histoire fut féconde.

 

Le riz a poussé. Les haricots niébés sont apparus. Des hommes comme les premiers ministres Raymond BARRE et Pierre BEROGOVOY qui avaient apporté leur écho au départ de l'action pour soutenir un rêve, en ont reçu leur part.

 

Des entreprises du NORD se sont associés à l'action des hommes du SUD.

 

Des rêves encore plus fous sont apparus et ont réuni ceux qui au SUD et au NORD croyaient que leurs actions pouvaient changer les choses.

 

Ensemble, en 1989, d'une façon symbolique, dans la coopérative des jeunes diplômes sans emplois de la commune VI de BAMAKO et à TOURELA ils ont planté l'ARBRE DE L'ESPOIR.

Ils ont prouvé une chose.

 

Il existe parfois au cœur des hommes une étincelle d'humanité et de vie qui rend parfois le Monde merveilleux.

 

Aujourd'hui à Cotonou, à Ouagadougou, à Bamako, à Lomé, à Dakar, à Paris, sur les bords des espaces méditerranéens et atlantiques, sur les rives des grands fleuves d'Afrique, d'Europe et des Amérique ils disent simplement qu'il ne dépend que de la volonté des êtres humains de ce début de III° millénaire que cette étincelle d'humanité grandisse et devienne réellement source de vie.

 

 

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Il est devenu commun de parler de crise de civilisation pour définir l'ampleur des mouvements qui agitent le monde moderne.

 

C'est l'argument très souvent utilisé comme alibi, sans autres explications, par ceux qui prétendent nous gouverner et qui nous promettent toujours des lendemains qui chantent.

 

Il leur sert à masque leur manque de lucidité et d'imagination.

 

Cette crise pour réelle qu'elle soit est, en fait, le signe de la vitalité profonde de la civilisation de ce début de III° millénaire.

 

C'est sans doute l'expression apparemment incohérente des multiples tentatives pour corriger les erreurs du passé et pour tracer la voie royale d'un avenir de lumière et de progrès pour l'ensemble de l'Humanité.

 

N'en déplaise aux esprits chagrins, l'humanité est bien vivante. Ses ressources sont étonnantes.

 

Rongée par les cancers nés des erreurs des débuts de notre évolution technologique et par les mythes créés par les délires des hommes, elle aurait dû disparaître depuis longtemps.

 

Les catastrophes de toutes sortes, les guerres, le terrorisme devraient l'avoir détruite.

 

Au contraire, aujourd'hui, à l'instar de tout organisme vivant, elle secrète ses propres anti-corps. Malgré leurs excès, ils finissent par corriger les méfaits d'une technique sans âme et par réduire les aspects néfastes de nos folies. Les écologistes et leurs actions en sont le meilleur exemple.

 

Certes les hommes de notre temps perdent pied. Sous l'effet de l'agression des systèmes réducteurs aux seules notions de consommation et de production, ils renoncent, au fil des jours, à leur qualité d'êtres humains, à la part d'efforts nécessaires à l'acquisition d'un  niveau supérieur de conscience, véritable base d'une démarche civilisatrice positive.

 

Ils abandonnent leur sort à des instances qui se disent omniscientes.

 

A l'aube du XXI° siècle, ils gardent toujours les réflexes du passé. Ils se tournent vers les grands prêtres de liturgies politiques du passé.

 

Ils font encore confiance à  ceux-là même qui furent incapables de tirer du fond des âges et de l'expérience des générations précédentes une morale à la dimension des temps modernes..

 

Ils confient leur futur à ces sectateurs de systèmes et de philosophies qui appartiennent déjà à l'Histoire d'Hier. Ils font encore confiance, élections après élections, à ceux qui augmentent par leur conservatisme sclérosant, leur égoïsme et leur ignorance l'inquiétude des foules qui les interrogent pour donner un sens à leur vie et à leurs luttes pour maîtriser leur destin.

 

Alors naît le désespoir et l'expression de colère d'une jeunesse qui, n'ayant pas pris le temps d'étudier les raisons de l'ambiguïté fondamentale du Monde l'impute à un absurde qu'elle rêve d'effacer pour trouver l'explication du combat des hommes et l'espoir dans l'existence et le devenir des nations.

 

Au NORD comme au SUD, à L'EST comme à l'OUEST cette jeunesse exprime la « désespérance » de générations sacrifiées.

 

Elle est la première victime des incohérences évidentes de systèmes politiques qui ont atteint leurs limites.

 

Ces systèmes, enfermés dans le schéma réducteur des seules règles de consommation et de production, ont oublié l'essentiel, la réalité, les différences, les rêves, les attentes, les besoins fondamentaux des hommes et des femmes qu'ils prétendent diriger.

 

Ils les ont remplacé par des colonnes de chiffres et des statistiques, sans âmes, sombres litanies d'une conjoncture chaotique, difficilement maîtrisée par un carcan administratif sclérosé, trop souvent inspiré par des politiciens prédateurs ayant oublié l'essence même de leur fonction : « SERVIR et non pas SE SERVIR ».

 

Est il déjà trop tard ?

 

Sonne t'on le glas d'une civilisation qui, disposant sur elle même d'une somme de connaissance sans précédents connus dans l'Histoire des Hommes, estime qu'elle doit disparaître.

 

Le chômage, l'exclusion des jeunes, les guerres, les famines, le sous développement, les maladies….sont ils les signes avant coureur de la fin justifiée d'un Monde sans futur ?

 

Il existe dans ces réalités une part de vérité importante.

 

Elle fonde sans doute la violence de ceux qui partent à l'assaut des symboles de sociétés où ils ne trouvent plus rien à craindre ou à respecter. Elle est sans doute à l'origine inconsciente des gestes de colère de ceux qui incendie le symbole fondamental des sociétés modernes : « La voiture », au terme de nuits folles et de mouvements de violences et de révoltes sans espoir.

 

Elle occulte encore la voie d'actions nouvelles, porteuses de l'idéal d'un humanisme moderne tracé à la dimension des défis d'un Monde qui reste encore à construire.

 

La vie renaît sans cesse de ce qui détruit la vie !

 

Les hommes et les femmes, venus du SUD et du NORD, d'Afrique et d'Europe, des ensembles des nations qui bordent les rives des ensembles méditerranéens, atlantiques, indiens ou pacifiques et de leurs fleuves versants, venus de tous les horizons, sans distinction de race, de langues, de culture ou de religion qui ont tenté de prêter une forme simple et précise aux idées contenues dans ces quelques feuillets, partagent un ardent désir.

 

Avec la fraction des jeunesses du Monde la plus large possible, ils veulent nourrir le désir d'une véritable rénovation.

 

Mais parce que cette espérance est leur raison de vivre, ils refusent de la verser dans les vieilles chiourmes dont les charabias sur le renouveau et le changement sont trop souvent l'alibi.

 

Les générations passés nous offrent le champ de leur expérience, l'originalité de leur parcours dans le grand concert de l'aventure humaine, la nature des réponses apportées aux problèmes posés au fil des siècles par l'évolution de nos sociétés, en un mot le bilan d'une Histoire parcourue en bien et en mal par l'ensemble de l'Humanité.

 

Acceptant la richesse inestimable de cet héritage du passé et étudiant les réalités d'un présent parfois difficile et incohérent, ceux qui sont à l'origine de ces pages estiment que, quels que furent à travers les âges les systèmes issus des idées  politiques ou de la volonté de ceux qui voulurent modeler l'Histoire, leurs erreurs, leurs perversions et parfois leurs bienfaits, il s'agit là, avant toute chose, de l'expression des diverses potentialités d'une humanité en marche vers une connaissance de plus en plus exigeante de ses réalités, de son essence, de ses capacités à un véritable progrès, de l'accomplissement de sa destinée, « en somme de sa quête ardente entre le bien et le mal ».

 

Il leur est apparu évident qu'il existe des valeurs, des actions, des choix qui sont l'explication de l'évolution et de la chute de toute société.

 

Héritiers de cultures de civilisations différentes dans l'expression multiforme du génie de l'espèce humaine, trop souvent mis en accusation, ils savent que chacune de ses expressions à déchiffré par le passé les voies de l'Histoire du Monde d'une manière unique conforme à ses spécificités.

 

Ils disent que cette démarche a contribué à la richesse de l'espèce. Ils disent aussi que l'avenir sera nécessairement écrit avec le concours de tous.

 

Ils ont donc voulu serrer dans ces quelques chapitres des idées qui leur paraissaient fondamentales pour dessiner « l'étroite porte » par laquelle il doit être possible d'échapper à la fois aux contraintes dégradantes de l'argent roi et à celles de sociétés concentrationnaires, établies sur le poids des armes et de la terreur, dont les séides ont trop souvent foulé et ensanglanté les pavés des vielles nations du NORD et détruit les pistes les de l'espoir des jeunes nations d'un  SUD en attente du retour du fil de son Histoire.

 

Ces idées ne seront qu'un schéma.

 

Elles se veulent une trame sur laquelle l'intelligence et l'imagination des hommes pourront broder à l'infini leurs fils entrecroisés.

 

Ces femmes et ces homme veulent se borner à cette expression élémentaire,  parce que les confusions nées de la manipulation des esprits exigent parfois un retour à l'austérité dépouillée d'un noyau d'idées.

 

Et aussi, parce que pour ne pas se perdre dans l'infinie complexion de la pensée humaine, il faut consentir, de temps en temps, aux heures de crise, à revenir aux quelques jalons qui balisent le Fond Commun de la Sagesse des Hommes.

 

Ceux qui refusent aujourd'hui l'effort de choix nouveaux, l'abandon d'avantages et de privilèges confortables et égoïstes en opposition avec les réalités cruelles et le difficile évolution du Monde moderne préparent les révoltes et le chaos de demain.

 

La révolte des jeunesse du Monde est un message d'espoir.

 

C'est le refus d'une fatalité et de choix arbitraires. C'est le signe évident de l'émergence d'une volonté de prendre en main la réalisation d'un destin encore incertain.

 

L'ignorer c'est pêcher contre l'intelligence.

 

Agir pour lui donner un sens, un champ d'expression positif, c'est lui offrir le temps de la réflexion et un Monde à bâtir. C'est créer le rêve indispensable à la dimension des exigences de l'idéal de ceux qui ont vingt ans.

 

Ebaucher l'étape d'une telle action et l'offrir aux jeunesses du Monde pour qu'elles s'y associent c'est la base même de notre propos.

 

Agissant depuis plus d'un quart de siècle entre le SUD et le NORD, les auteurs de ces lignes ont pris la mesure de l'immensité des tâches à accomplir pour tenter d'apporter des réponses positives aux crises nées des mutations des sociétés de ce début de XXI° siècle et aux catastrophes naturelles qui, trop souvent, trouvent leurs sources dans les actions néfastes des hommes.

 

Réfléchir et agir pour répondre aux impératifs de ce constat, proposer la mise en œuvre des principes et des gestes concrets d'UN VERITABLE HUMANISME PARTENARIAL entre le SUD et le NORD, entre l'EST et l'OUEST, générateur d'activités, de créations d'entreprises fondées sur les besoins d'échanges et de nécessaires solidarités de notre humanité, en échappant à tout concept d'assistanat permanent, C'est là sans doute le grand chantier de l'aube du III° millénaire.

 

Il offre aux générations nouvelles l'opportunité de trouver les réponses fondamentales qui justifient leur propre parcours dans l'existence et donnent un sens véritable à leur vie. Aucune nation, aucun responsable politique ou décideur économique ne peut prétendre échapper aux exigences d'un tel cadre d'action. Eveiller leur conscience est sans doute l'audace et l'espérance de l'équipe africaine et européenne qui commet ces lignes et espère apporter un grain de sable  qui enrichisse l'Histoire de son originalité.

 

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SUR LA REVOLUTION

 

 

Dans le cadre des décombres des sociétés modernes, matérialistes capitalistes ou marxistes, on aperçoit mal ce qui mérite d'être conservé.

 

Nous dédaignons les précautions de vocabulaire. Le gigantisme des tâches exige le radicalisme des intentions. Nous sommes révolutionnaires.

 

Détruire ce qui n'est pas digne de survivre et empêche l'avènement d'une nouvelle espérance, transformer ce qui peut et doit l'être, c'est une révolution.

 

Vien toujours un temps, au bout de lents et longs enlisements, où l'effort de résurrection ne peut être que violent.

 

Cet effort s'appelle révolution !

 

La révolution, c'est une tentative pour échapper à l'embourbement dans une vie sans grâce et sans espérance. C'est l'instant de l'imagination. C'est bâtir une vie conçue comme une ascension vers une étoile.

 

La révolution n'est pas nécessairement l'avènement du désordre. Elle est un sacrifice. Elle tend à remplacer un désordre ou un ordre, âgés, pessimistes, moroses, égoïstes, souvent désespérés,  par un ordre vivant, optimiste, enthousiaste.

 

La révolution c'est une recherche ardente d'un principe novateur et d'une volonté de l'appliquer.

 

Au reste la révolution échappe aux définitions. Elle déborde toute idée que l'on peut se faire d'elle. Elle transcende tout plan que l'on peut en tracer.

 

Elle est brusque irruption dans un monde inconnu. C'est par là qu'elle ouvre la porte à l'espoir.

Elle est grosse de toutes les espérances accumulées.

 

Elle est un changement de direction par quoi les hommes se détournent des mythes sclérosants et cherchent  ardemment leur progrès dans une autre voie.

 

La révolution c'est d'abord une prospection des ferveurs neuves.

 

On commet communément deux erreurs sur la révolution. La première, aujourd'hui, consiste à croire qu'elle est une exclusivité marxiste dans ses multiples tendances : moscovite, chinoise, trotskiste ou castriste. La seconde consiste à imaginer qu'elle est explosion populaire spontanée.

 

En fait, les innombrables révolutions qui ont secoué l'Histoire on toujours été, d'abord, des complots noués par une élite autour d'idées nées dans des cercles d'intellectuels ou d'hommes s'interrogeant sur leur condition. Il n'est pas de révolution qui ne commence dans des méditations des philosophes et dont l'idée ne mûrisse dans des livres de ce l'on appelle dédaigneusement  « le peuple » ne lit pas.

 

D'ailleurs, la référence au peuple fut ensuite l'alibi pour un marxisme qui se voulait libérateur.

Il est presque risible d'imagine que la révolution est nécessairement marxiste. Il est banal de noter qu'avant MARX, le français Victor CONSIDERANT avait posé le principe que «LA REVOLUTION EST LA FORCE MOTRICE DE L'HISTOIRE ».

 

Le retour au seul sens étymologique du terme suffit à faire justice que révolution et marxisme sont inséparables.

 

Si la révolution est un changement radical ont ne voit pas pourquoi le mot ne s'appliquerait pas également à un refus des mythes matérialistes marxistes ou capitalistes qui règnent en maîtres dans notre monde moderne. On voit encore moins pourquoi il ne pourrait pas s'appliquer à une recherche d'une philosophie politique différente.

 

Cette idée s'enchaîne à une autre évidence. Le Marxisme ou plus exactement les matérialismes marxistes et capitalistes qui ont dominé le XX° siècle sont devenus des vieilleries fondées sur des théories que le temps et les faits n'ont pas respectées.

Ils jouissent encore d'une faveur complice d'une partie de l'Université, des Eglises, de l'Administration, de la Magistrature et de ce que l'on appelle d'une façon un peut optimiste « L'Intelligentsia » et d'une façon plus étendue aujourd'hui « Les People ».

 

Jamais la vieille expression «  Le sabre et le goupillon » ne semble mieux s'être appliquée qu'à l'ensemble des forces qui soutiennent aujourd'hui les matérialismes marxistes et capitalistes.

 

Ces forces appartiennent aujourd'hui « Aux bien pensant ».

 

La révolution brûle dans d'autres cerveaux !

 

Ceux qui rêvent de remplacer le carcan conservateur des matérialismes marxistes et capitalistes par une philosophie politique novatrice, audacieuse et pleine d'espérances de l'avenir ne peuvent qu'emprunter des voies différentes des échecs passés de ces systèmes de pensée.

 

Il en est de la révolution comme de toutes choses. Ceux qui la souhaitent ne doivent pas l'attendre d'un hypothétique mouvement collectif. La révolution n'est pas un cadeau que l'on doit recevoir. Elle ne peut naître que de la détermination et de l'audace d'un nombre d'hommes toujours plus grand.

ELLE COMMENCE PAR LA CONSCIENCE DE CHACUN.

Faire la révolution c'est d'abord accomplir la sienne propre à partir d'une profonde méditation politique remettant en cause les mythes maléfiques.

 

On trouve ici un dogme fondamental pour l'action : « Si tu veux préparer l'Avenir, défriche le Présent » !

 

Sur LA CRISE ECONOMIQUE,

Sur UNE AUTRE VOIE ?

 

 

 

A l'aube des temps les communautés humaines ont entamé une lente évolution. Le but vers lequel elles tendaient pour accomplir leur destinée reste encore à déterminer. Au commencement, il ne leur fallait que vivre et finalement mourir dans un environnement plein de mystères. Il leur paraissait souvent hostile. A l'origine elles tentaient d'y trouver une explication de leur espace de vie, de leur origine, de leur nature profonde et de leur destinée. Leurs interrogations éveillaient un écho dans leur esprit et l'ébauche d'une quête vers l'acquisition d'une dimension spirituelle.

 

Souvent éloignées par de vastes espaces, leurs contacts et parfois leurs affrontements avaient des motifs simples. Il leur fallait s'emparer de vivres, du feu, de femmes ou de captifs à des fins diverses. Et, pour les plus pacifiques, il s'agissait seulement d'échanger quelques bien dans le cadre d'un mécanisme simple, de gré à gré : LE TROC.

 

Au cours des siècles les parcours de ces communautés, la volonté de puissance de certaines d'entre elles, ont entraîné des rapports de plus en plus complexes. Ils ont modifié profondément les termes et les méthodes des échanges entre les peuples.

 

Cette lente marche vers l'accomplissement d'UNE HISTOIRE GLOBALE a vu apparaître des espaces, revendiqués tour à tour par des communautés différentes au titre du droit du sol ou d'appétits prédateurs. Elle a vu émerger de nouvelles règles, de nouveaux codes de rapports entre les hommes. Ces systèmes de fonctionnement ont été soumis régulièrement à des modifications. Elles ont été rarement pacifiques en fonction de la nature humaine, de leurs propres limites, de leurs contradictions internes et trop souvent d'intérêts égoïstes et limités.

 

La crise économique récurrente qui secoue durablement l'ensemble des places financières des nations privilégiées de notre planète suscite les commentaires avertis de nombreux experts. Quel que soit le degré de leur science, face à ce véritable tremblement de terre, ces experts semblent démunis face à la folie qui paraît s'être emparée de la spirale de développement des logiques d'argent.

 

En fait il s'agit sans doute de l'étape de transition difficile de systèmes de société qui ont fait leur temps dans le cadre d'une mondialisation, désormais évidente aux yeux de tous.

 

C'est une notion qui modifie profondément la perception que l'on peut avoir des communautés humaines de ce début de XXI° siècle et de la nature même de leurs activités.

 

Face aux réalités, aux besoins et aux attentes de l'humanité de notre monde de l'aube du III° millénaire, elle implique une réflexion globale pour la redéfinition d'une morale planétaire et la volonté politique de prendre des décisions fondamentales pour la survie et l'avenir des sociétés modernes, pour leurs activités d'échange et leurs mécanismes de communication.

 

Sans cette attitude, il serait vain d'espérer un futur de progrès quelles que soient  les méthodes choisies pour faire face à cette crise.

 

Au cours des siècles des philosophes, des penseurs, des experts, des savants se sont penchés sur l'évolution des sociétés. Le XX° siècle n'a pas échappé à cette règle. Avec plus ou moins de talent, ils ont analysés les fondements et les raisons d'une attente d'un monde meilleur.

 

Ils ont défini et souvent établi des systèmes de sociétés fondés sur des conceptions d'idéaux qui devaient immanquablement assurer le bonheur des hommes.

 

Le début de ce XXI° siècle nous offre la vision globale d'un monde en plein effervescence en prise à d'infinies contradictions. Les hommes qui y vivent n'ont jamais disposé d'autant de connaissances sur leur Histoire passée et de moyens matériels et techniques pour construire leur futur…Malgré cela, ils semblent impuissants.

 

Ils paraissent incapables d'agir pour répondre à l'une des exigences fondamentales de l'espèce humaine :

 

« Favoriser l'accomplissement harmonieux de ses potentialités, de sa destinée et l'accès à un niveau supérieur de civilisation. »

 

Souvent, par le passé, les hommes ont pallié à leurs incapacités dans ce domaine par ce qu'ils appelaient « Une bonne Guerre » !

 

Les désastres et les atrocités qui accompagnaient ce choix créaient, l'espace d'un moment, l'illusion, la guerre finie, de l'espoir d'une ère nouvelle. L'accès à « un nouvel âge d'or » était chanté par tous. Tous s'accordaient à y voir la période assurée d'une fraternité définitive entre toutes les nations du Monde pour les siècles qui suivraient.

 

Décennies après décennies ces moments d'illusion voyaient inexorablement leur terme et l'avènement de nouveaux cycles de tension et la promesse de nouvelles guerres.

 

L'écoulement du Temps aurait dû apporter une véritable sagesse aux hommes et la méthode pour rompre avec cette spirale sans fin : L'Histoire nous apprend qu'il n'en a rien été !

 

Empires, royautés, républiques, dictatures, régimes fascistes, communistes et, aujourd'hui, démocraties, revendiquées par tous comme le système idéal d'un présent parfait, ont eu, successivement, le but de modeler le Monde en fonctions d'idées définitives d'opportunités d'accomplissement de l'être humain considéré, tour à tour, comme sujet, homme libre, serf, esclave, citoyen, camarade, électeur……

 

Ces systèmes pour idéaux qu'ils soient semblent, à l'évidence, ne pas avoir encore répondu à la question du philosophe : Qui sommes nous ? D'où venons nous ? Où allons nous ? Et ils ont encore moins assuré, définitivement, le bonheur de l'humanité si il doit exister un jour !

 

Aujourd'hui les nations industrialisées et privilégiées du Monde ont fondé leur évolution et celle des autres nations sur un système matérialiste prédateur de production et de consommation. Il nie au hommes leur dimension spirituelle. Il est souvent assorti des valeurs d'une démocratie où les exégètes de la révolution française de 1789 voient l'heureuse pérennité des principes de Liberté, d'Egalité et de Fraternité garantissant les droits fondamentaux des êtres humains.

 

Ce mélange des genres, accompagné des exigences morales de religions destinées à élever spirituellement les hommes, paraît faire preuve, à l'aube du XXI° siècle, de nombreuses limites, de contradictions internes et de carences évidentes.

 

Les sociétés qui ont adopté ce système réducteur de production et de consommation et s'y sont soumises sans réserve et prétendent l'imposer à l'ensemble de l'humanité. Elles sont aujourd'hui fondées, avant tout, sur des logiques d'argent et de spéculation sans limites.

 

Elles ôtent au travail des hommes et aux souffrances de son accomplissement sa dignité. Elles lui refusent la source de l'émergence possible de qualités et de valeurs humaines indispensables pour l'évolution des sociétés et l'espoir d'un devenir meilleur.

 

Elles deviennent le cadre de la mise en œuvre de moyens de conditionnement, de manipulation, d'asservissement, d'abêtissement, d'exploitation, de déshumanisation des populations qui les composent. Elles réduisent les hommes aux seuls termes de producteurs et de consommateurs. Elle les transforment en données abstraites, en chiffres et en statistiques sans âmes. Les valeurs démocratiques qui les fondent sont trop souvent élastiques face aux dictatures qui asservissent encore de larges pans de notre humanité. Quand aux religions elles suscitent parfois, hélas, les gestes terroristes d'un obscurantisme d'intégrismes d'un autre âge.

 

La crise économique et financière qui a secoué les places boursières du Monde et qui est loin d'être terminée a peut être eu quelque chose de salutaire. Elle semble avoir provoqué une période d'autocritique forcée par une conjoncture implacable. Elle implique une réflexion et l'effort d'une synthèse novatrice pour tenter d'élaborer les bases d'un véritable progrès.

 

Il semblerait qu'il soit un fait acquis dans le Monde moderne. Les bourses mondiales, aussi suspectes qu'elles puissent apparaître aux yeux d'un public plus sensible aux scandales qu'aux mécanismes subtils de leurs fonctionnement, ont une utilité peu discutable.

 

Elles sont nées vers le XVI° siècle au moment du déclin des grandes foires qui géraient les termes des échanges des productions du travail humain. C'est le moment où il est apparu aux grands argentiers, aux courtiers, aux banquiers de l'époque la nécessité d'inventer les règles, parfois initiatiques, d'un nouveau système d'échange, en harmonie avec les besoins et les réalités de l'époque.

 

Ces règles généraient, dans le cadre d'une spéculation raisonnable, les moyens financiers nécessaires qui assouplissaient la rugosité et l'aspect parfois conflictuel du fonctionnement des économies des états. Elles donnaient à ceux qui les maîtrisaient l'opportunité de créer une valeur ajoutée au travail des hommes. Ils pouvaient en bénéficier soit pour leur seul profit, soit pour favoriser le développement d'économies nouvelles.

 

Avec le temps ces places boursières et leur règles se sont dotées ou se sont accompagnées de mécanismes subtils. Elles se sont intéressées à tous les champs des activités humaines : les échanges de  monnaies, les prêts d'argent, la possession de biens immobiliers et le commerce permanent des produits du travail des hommes.

 

Elles se sont souvent trouvées prises dans les tempêtes et les crises nées des affrontements des hommes où des aléas des mécanismes de leur environnement. Elle en ont également joué. Elles en ont profité pour créer de nouveaux schémas de spéculation directement liés aux conséquences positives ou négative d'une Histoire de l'Humanité au parcours souvent chaotique.

 

Aujourd'hui, elles ont une dimension et une influence planétaire !

 

Au cœur du seul système matérialiste de production et de consommation sur lequel s'appuie désormais leur fonctionnement, le clash des « subprimes » a été la première étape de la mise en évidence de leurs mécanismes pervers et de l'existence d'une économie virtuelle sans aucun autre fondement que celui de logiques mathématiques abstraites.

 

Les serviteurs de ces bourses modernes et leur exploitants ont fondé un univers de transactions mystérieuses, sans fond, sur ces logiques mathématiques, accessibles à de rares initiés : spéculations hasardeuses et artificielles à terme, surévaluation trompeuse et irréelle de bien immobiliers et mobiliers définis en fonction de futurs supposés radieux, rachats par paliers successifs de crédits et de garanties valorisés arbitrairement, spéculation osées sur les ressources naturelles de notre planète, valorisation spéculative du travail des hommes, des sociétés les employant, de leurs actions, de leurs projets, de leurs productions future, Roll program…., création d'indices économiques transformés en produits financiers alimentant de nouvelles spéculations, transactions aléatoires et hasardeuses sur les changes de l'argent réel en fonction de brevets arbitraires de bonne santé distribués aux économies des états et aux structures et aux sociétés en dépendant…… 

 

Ils ont créé, mathématiquement et artificiellement, la bulle virtuelle d'une économie et d'échanges qui n'ont plus rien à voir avec les réalités fondamentales des activités humaines et des aspirations des hommes.

 

L'action prédatrice de cette économie virtuelle , au sein d'espaces artificiels constitués d'argent ou de marchandises « papier », d'indices, moteurs de spéculations sans fin, n'a désormais qu'une seule morale : La multiplication démoniaque de logiques  d'argent et de leurs perspectives de profits fabuleux au seul avantage d'une minorité sans morale et sans scrupule de quelques nantis initiés exploitant le reste de l'humanité.

 

Au cours du XX° siècle les sociétés privilégiées des nations industrialisées, dans le cadre de l'univers boursier de la finance internationale ont vu l'émergence progressive de cette minorité toute puissante, ce monde d'experts financiers remarquablement intelligents, adroits, percevant toutes les facette de l'exploitation possible des multiples facette de l'économie mondiale. Cette caste d'initiés semble bien décidée à utiliser à son seul profit les bénéfices des mécanismes qu'elle a su créer dans les espaces sociaux où la seule possession de l'argent confère l'image personnelle artificielle de qualités humaines et d'une réussite et d'un accomplissement indéniable.

 

La crise de ce début de XXI° siècle met en évidence les limites de ces systèmes et du pouvoir de leurs serviteurs. Hier adulés aujourd'hui menacés ils n'ont rien fait d'autre que d'obéir aux principes réducteurs d'un monde matérialiste de production et de consommation. L'homme et sa dimension spirituelle n'y existent pas. Le matérialisme le plus bas est la seule règle. Tout devient objet de consommation sans frein. L'ascèse vers un niveau supérieur de civilisation n'y a pas droit de cité.

 

Hier, dans un court moment de l'Histoire des hommes, Moïse descendait du Mont Sinaï. Il ramenait avec lui les tables de la loi. Elles offraient aux Hébreux la révélation d'un Dieu tout puissant, les règles d'une haute spiritualité assurant l'évolution des hommes vers les conceptions et les valeurs morales et religieuses d'une haute civilisation.

 

Outragé par l'érection et l'adoration du veau d'or, retour à une animalité primitive, il les brisait. Il jugeait son peuple indigne de les recevoir.

 

Quelque millénaires plus tard l'Histoire se répète face aux temples modernes que sont les bourses mondiales où les hommes n'adorent plus qu'une seule déité : L'Argent.

 

Il reste que la crise qui secoue régulièrement ces espaces aseptisés et confortables où est servi ce nouveau Moloch menace l'espace de l'économie réelle et de la vie quotidienne des populations de l'ensemble des nations.

 

Il existe cependant l'opportunité d'agir pour le bien de l'espèce ! L'Histoire des hommes doit pouvoir s'accomplir.

 

Les hommes restent toujours face aux mêmes choix. Ils ont toujours la possibilité d'agir pour créer leur propre malheur ou les fondements de leur bonheur futur. Leur assurer le choix de cette possibilité et l'une des responsabilités majeures de ceux qui prétendent au redoutable devoir de les diriger.

 

« L'Histoire de ces cinq derniers siècles, vécue en bien et en mal, a permis à l'espèce humaine de découvrir sa globalité, son unicité et les multiples facettes de sa réalité la richesse de la merveilleuse diversité de l'expression multiforme de son génie. »

 

Dans le contexte médiatique d'une communication mondiale instantanée dont les réseaux sont désormais répandus sur toute la planète terre, vecteur de l'accélération d'une mondialisation devenue réalité incontournable l'Histoire fait appel à l'intelligence des hommes et de leurs dirigeants pour qu'il répondent à un impératif catégorique :

 

« Mettre en œuvre les règles et les principes d'UN HUMANISME PARTENARIAL moderne respectant, pour l'accomplissement du futur de l'humanité, la plus humble manifestation du génie de l'espèce. »

 

Une fois de plus, l'Histoire sur le fond d'une économie virtuelle décadente, en conflits d'intérêts permanents, cadre d'appétits prédateurs sans limite, offre l'opportunité d'une démarche de « civilisation » et l'opportunité de faire abstraction, malgré les contraintes du moment, « d'une bonne guerre ou d'une catastrophe planétaire ».

 

Le sort de l'espèce est en jeu. Il nous appartient de vouloir saisir cette chance. Les peuples, les décideurs politiques et économiques peuvent et doivent agir dans ce sens !

 

L'équipe africaine et européenne de PLANETE XXI INTERNATIONAL s'est engagée dans cette voie.

 

Elle fonde sa démarche sur le bilan positif de ses engagements, de ses actions, de ses investissements personnels au cours de plus d'un quart de siècles d'actions communes entre le NORD et le SUD.

 

Elle a fait le constat de la globalité de l'espèce humaine. Elle a accepté les exigences humanistes du respect incontournable de la plus humble de ses composantes.

 

Elle a fait le choix des principes et des règles de l'HUMANISME PARTENARIAL comme système de relations entre les hommes et comme règle fondamentale de la gestion et du partage harmonieux de l'ensemble des ressources naturelles de son environnement.

 

Elle dit que les temps du partage sont venus sans autre forme de violence !

 

Elle fonde comme principe que chacune des composantes de l'espace humaine à un droit fondamental à sa part de prospérité et à la garantie de sa sécurité sur le sol qui l'a vu naître.

 

Elle a dressé le constat de la crise actuelle. Elle dit que la solution de la crise concerne tout le monde. Elle dit aussi que cette solution n'est pas le seul fait d'un quelconque G4, G7, G11 ou encore G20 autoritaire ou prédateur. Elle est le fait de l'ensemble des nations du Monde, de leurs citoyens et de leurs représentants au sein d' organisations comme l'ONU dans le cadre des exigences supérieure d'une morale globale fondant une économie réelle au service de tous.

 

C'est, pour cette équipe, la porte étroite qui donnera la chance à l'humanité d'échapper à son autodestruction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur L'HOMME

 

 

 

 

Parler de l'Homme comme d'une abstraction est l'une des sources des confusions modernes.

 

Il n'y a pas d'Homme. Il y a des Hommes aux infinies diversités, forgées par les climats, les familles humaines, les traditions sociales, les croyances métaphysiques et, à l'intérieur, de ces grands compartiments, les combinaisons innombrables nées des multiples implications de l'intelligence et de la sensibilité.

 

Parler de l'Homme, c'est nier ces diversités et leurs richesses et par conséquent c'est mutiler les hommes dans l'essentiel de leur être.

 

Le goût des abstractions qui nient les diversités naturelles pour les enfermer dans un concept simple, mais nécessairement caricatural, est l'une des maladies des grands systèmes idéologiques.

Ils réduisent la vie à des clichés dans lesquels les hommes ne peuvent trouver une place si ils ne sont, eux mêmes, ramenés à des éléments de ces clichés.

 

Les systèmes matérialistes, capitalistes ou marxistes, ont fait un grand usage du terme « Homme ». Ils ont limité les hommes au rôle des pièces d'une grande machinerie.

 

Cette dégradation commence avec les piéges du vocabulaire.

 

« Les Hommes meurent dans l'Homme » !

 

L'Humanisme véritable consiste à se préoccuper de la diversité des hommes, à apprendre à tous les respecter et à tous les aider.

 

Les systèmes matérialistes sont une négation de l'Humanisme.

 

Ils versent les hommes dans les contraintes de sociétés concentrationnaires, par la force brutale ou par la manipulation des esprits. Ils les mutilent dans l'espoir « Faustien » de créer un monstre.

 

Malgré tout la vie reprend toujours son cours.

 

A l'Est, comme à l'Ouest, au Sud comme au Nord, les hommes se révoltent pour tenter de reprendre la quête de l'accomplissement de leur destinée.

 

Les Hommes survivent malgré l'Homme !

 

Les hommes appartiennent à une espèce qui a en commun la même conformation physique et des mécanismes sentimentaux à peu prés identiques. Leur conjugaison leur inflige les mêmes misères et leur inspire les mêmes rêves.

 

C'est pourquoi l'on peut parler de condition humaine !

 

C'est pourquoi on peut, aussi, parler de l'égalité des hommes !

 

Mais ici naissent les équivoques avec la confusion des notions d'égalité et d'identité.

 

Les Hommes sont égaux en droit.

 

En particulier ils le sont devant le premier d'entre eux qui est le respect qu'on leur doit.

 

Ils ne sont pas identiques.

 

Le XX° siècle a fait un usage abusif du terme « dignité humaine ».

 

Ce vocable « alibi » est souvent utilisé par des décideurs politiques. Ils sont trop souvent oublieux de la règle fondamentale devant décider de leurs choix et de leurs actions : « SERVIR et non pas SE SERVIR ».

 

Il a occulté ce qui est essentiel !

 

La dignité des hommes commencent par la satisfaction de leurs besoins élémentaires. Il est grotesque de parler des hommes qui ont faim et qu'on laisse volontairement parqué  dans les cloaques des bidonvilles et des camps de réfugiés.

 

La dignité des hommes commence après la satisfaction de ces besoins élémentaires, dans l'effort pour atteindre le plein épanouissement de l'être.

 

C'est à dire dans l'accomplissement spirituel qui dépasse les exigences matérielles de la vie.

 

Ceci suppose que les sociétés n'y feront pas obstacle, plus encore, qu'elles s'efforceront d'abord de réunir les conditions favorables à cet épanouissement et qu'elles inviteront les hommes à réfléchir sur le sens de la vie et de la durée des communautés humaines.

 

En d'autres termes qu'elles accompliront leur rôle fondamental, qu'elles les éveilleront aux lois qui commandent au respect de la dignité individuelle et collective.

 

On se trompe sur la dignité des hommes si on la limite à un droit. Ici, comme dans bien des domaines, la notion de droit n'est qu'une partie, peut être la plus modeste, d'un tout infiniment plus exigeant.

 

L'essentielle de la dignité est dans la notion corollaire des devoirs.

 

La dignité est une conquête permanente.

 

Elle engage chaque être humain dans son effort quotidien pour se grandir  de l'observance exigeante des grands principes sur lesquels sont fondées les civilisations dignes de ce nom : respect des hommes, sens des responsabilités, sens de l'honneur, de la parole donnée, refus du mensonge….

 

Ceci s'exprime dans une certaine gravité qui, goûtant des détentes nécessaires, s'élève au dessus des dissipations légères et se fonde d'abord dans le sens du goût de l'effort et d'une véritable ascèse, pierres fondamentales de l'accomplissement de toute véritable civilisation.

 

 

 

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Sur l'HISTOIRE

 

L'Histoire, c'est la chronique des actes des hommes et, par voie de conséquence seulement, des événements qui jalonnent le cour de leur existence.

 

Elle s'est déroulée, au fil des millénaires, comme un très long fleuve qui s'enrichit de milliers d'affluents. Au fil de l'accomplissement des temps ceux qui se sont chargé de l'écrire ont consigné dans de vieux grimoires l'épopée de la réalisation du destin d'une humanité en quête vers un but toujours mystérieux.

 

Dans son déroulement, son évolution, ses méandres, il y a interrogation et réflexion, puis action d'où surgit l'événement.

 

L'Histoire enregistre et les hommes sont au centre d'un processus pensée – action – événement.

 

Certaines évolutions ressemblent, au sein des sociétés humaines, au mouvement des grandes vagues qui commencent dans les profondeurs des océans et s'achèvent à la surface dans un éclaboussement d'écume.

 

Elles paraissent emporter les hommes dans une poussée cosmique dont les forces les dépassent.

 

C'est une illusion !

 

A l'origine il y a la pensée. Celle ci circule dans d'obscures galeries, atteint les couches profondes des sociétés, y provoque des prises de conscience en forme de cristallisations, alors monte la vague.

 

Elle paraît animée d'un mouvement propre, procéder d'une sorte de fatalité. Elle n'est, en fait, que l'expression collective d'une pensée née d'abord dans quelques cerveaux audacieux.

 

Il est un constat qui paraît être une certitude. La fin du XIX° siècle et tout le cours du XX° siècle ont été un moment particulier dans le cours de l'Histoire connue de notre humanité.

 

Une vision de pensée matérialiste du Monde et l'une de ses formes d'expression, le Marxisme, a changé profondément la perception de l'Histoire des hommes et profondément agité son accomplissement.

 

Le Marxisme a voulu assigner à l'Histoire une sorte de cours universel et définitif dont le mouvement emporterait les Hommes. Il voulait que le cours majestueux du fleuve soit entraîné sur certaine pente. L'étude scientifique de l'amont permettrait de déduire définitivement le déroulement de l'aval.

 

Ainsi selon l'idéologie marxiste, l'Histoire ne trouverait pas son explication dans l'action des hommes et de leurs chefs. Elle serait littéralement tissée par des lois économiques. Ces lois prêteraient « un caractère inéluctable et nécessaire » au mouvement qui a fait évoluer les sociétés humaines de la féodalité à la bourgeoisie, puis grâce à la Dictature du Prolétariat à l'établissement définitif et heureux d'un communisme planétaire, model idéal de l'accession à la plénitude du bonheur des hommes.

 

En lisant dans les lignes de l'Histoire les prophètes du Marxisme croyaient avoir le pouvoir divin et redoutable de prédire l'avenir.

 

La méthode d'étude fondant ce pouvoir avait été définie par HEGEL . C'est la trilogie : Thèse, Antithèse, Synthèse.

 

Il este exact que la vie semble, comme la pensée, procéder par des expériences souvent contradictoires. Elle fond ces contradictions dans de continuelles synthèses.

 

Ce mouvement semble perpétuel.

 

L'infinie diversité de la pensée humaine fait surgir de nouvelles thèses à peu prés imprévisibles. Au bout de l'évolution antithèse – synthèse, elles modifient sans cesse l'Histoire et y ajoute de nouveaux chapitres.

 

Il existe des constantes historiques. Elles sont le reflet de ce qu'il y a de commun et de permanent dans les générations qui se suivent et, par conséquent, dans les sociétés humaines.

 

Ces constantes sont la matière d'étude des historiens, des philosophes et des sociologues. Elles peuvent fournir des données à la méditation politique parce que toute construction ne tenant pas compte de leur leçon sera nécessairement artificielle, donc fragile et éphémère.

 

Mais, à partir de ce canevas immuable, les hommes ne cesseront pas de rebroder l'Histoire selon leur audace et leur génie.

 

Par la même ils lèvent la malédiction d'une Histoire finie et immobile qui serait un symbole de mort. Par leur évolution permanente et leur écriture de l'Histoire ils ont le pouvoir permanent d'être à l'origine de la vie.

 

Tout au long de l'Histoire, les doctrinaires qui ont prétendu qu'elle avait un sens, hormis l'accomplissement d'un destin global, ont toujours été tentés de lui assigner le leur.

 

Le XX° siècle a apporté sa touche originale à l'Histoire. Certains on parlé d'accélération de l'Histoire. L'Histoire pourtant obéit aux mêmes moteurs. Les hommes qui la font n'ont pas changé fondamentalement depuis dix milles ans. Hier elle se déroulait dans des communautés séparées par les mers, les océans, de vastes territoires.

 

Aujourd'hui après cinq siècles d'expansion et de volonté de domination occidentale et un siècle d'affrontement entre les représentants des courants matérialistes capitalistes et marxistes, elle est devenue mondiale dans un univers de communication et d'intervention médiatique qui rend sa chronique instantanée.

 

Hier l'homme avait le temps d'apprécier les changements de sa sphère de vie, la terre. Aujourd'hui il en connaît l'évolution et les drames dans l'heure. C'est en cela qu'il a l'impression d'une accélération de l'Histoire.

 

Il lui reste à s'adapter à cette nouvelle donne. Il doit accepter l'exigence du VIVRE et TRAVAILLER ENSEMBLE pour toutes les composantes de l'Humanité. Il lui reste encore à inventer et appréhender le langage de cette exigence.

« C'est cette capacité qui doit être le fait de ceux qui prétendent diriger les hommes et qui ont l'orgueil ou l'ambition de vouloir écrire l'Histoire en la marquant de leur propre sceau. »

 

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Sur LE MARXISME

 

 

 

Le Marxisme est né dans la seconde moitié du 19éme siècle. Il est le fruit des réflexions et des œuvres de deux philosophes allemands, MARX et ENGELS appuyées, d'une part, à l'enseignement de l'autre philosophe allemand HEGEL, d'autre part aux essais des « communalistes » français PROUDHON, FOURRIER, SAINT SIMON.

 

Au cours du XX° siècle cette théorie ou cette doctrine, ces méthodes d'action, les forces qui s'en revendiquaient ont été les causes d'un moment de l'Histoire de l'Humanité.

 

Ce moment en a profondément bouleversé la chronique de cette Histoire. Il a transformé radicalement et parfois dramatiquement la vie de millions d'hommes et de femmes.

 

On ne peut pas évoquer l'Histoire passée, la transition d'un monde ancien vers un monde moderne en devenir à l'aube du III° millénaire, sans tenter d'en appréhender l'ensemble des mécanismes et des méthodes marxistes pour tenter de les comprendre et donner un sens aux choix nécessaires pour le monde de demain.

 

La construction d'un futur de progrès pour l'Humanité ne peut pas se passer des leçons qu'il convient de tirer de l'accomplissement d'une théorie de cette importante au quotidien de la vie des hommes.

 

A partir de l'étude des phénomènes sociaux et économiques, MARX et ENGELS ont affirmé avoir découvert les lois fondamentales de l'évolution historique.

 

A partir de cela ils ont voulu rendre l'Histoire au domaine expérimental de la science.

 

Le génie de MARX fut sans doute d'avoir décelé la force politique formidable née du rassemblement, autour des cités industrielles, d'une masse toujours plus nombreuse d'hommes arrachés aux traditions de la terre et livrés à la fois aux tentations de l'exploitation d'un matérialisme capitaliste obéissant aux seules logiques de l'argent et à tous les délires des propagandes démagogiques dans une société qui refusait alors aux hommes le respect de leur dignité et de leur qualité d'hommes.

 

La tare du Marxisme c'est sans doute d'en avoir déduit une loi valable pour la durée des âges, à partir des observations tirées d'une société localisée en Europe Occidentale et vivant à un moment précis du temps.

 

Il prétendait annoncer l'avenir d'une façon désormais immuable. Il avait comme perspective de fournir une explication définitive sur le sens de la vie et de la mort. De cette façon il se rangeait dans la lignée des messages prophétiques. Simplement il ne se référait pas à « Une révélation » mais à une expérience réputée scientifique. Il devenait, en fait, « Une religion » fondée sur des « mystères » économiques !

 

A cours du XX° siècle, il a eu le destin des religions avec ses prophètes barbus, ses apôtres, ses martyrs, ses églises, son inquisition, ses conciles et ses schismes.

 

La « Réforme » chinoise a détruit son unité planétaire originale, moins d'un demi siècle après la « Révélation » de la révolution communiste de 1917.

 

Il a fallu pourtant plus de quatre millénaires dans l'Histoire des hommes et plusieurs « révélations » pour voir évoluer et se définir  les trois grandes branches des religions nées de la révélation de Dieu à Abraham, le Judaïsme, le Christianisme et l'Islam et que dire sur les grandes philosophies qui ont rythmé l'évolution des hommes au cours des siécles.

 

Mais les « Mystères économiques » sont aussi inaccessibles aux multitudes que les « Mystères divins ».

 

Ici et là il reste pour les foules une espérance, c'est à dire l'attente confuse d'un bonheur qui les délivrera des misères de la condition humaine.

 

En d'autre termes Il existe toujours une « Une foi ». Elle explique que malgré l'échec du régime né du Marxisme dans l'ex U.R.S.S. et la découverte de l'univers concentrationnaire du goulag, cette « Foi » conserve de nombreux adeptes en quête des réponses à leurs inquiétudes fondamentales face à la mort vers laquelle ils tendent inexorablement.

 

C'est en ceci que le Marxisme est moins matérialiste qu'on ne le dit !

 

C'est aussi en ceci que les anarchistes qui s'exprimaient sur les murs de France en 1968 ont écrit en réponse ironique aux prophètes marxistes qui prétendaient en finir avec les aspirations spirituelles et religieuses des peuples du Monde : «  Le Marxisme, c'est l'Opium du peuple »…….

 

Le communisme née du Marxisme, c'est une version littéralement désespérante de l'attente ardente d'un Monde meilleur, d'un âge d'or qui habite tous les hommes.

 

Les socialistes français qui ont inspiré Marx gardaient le souci des hommes. Ce souci a sombré dans la pesante machinerie idéologique du Marxisme où les hommes ne sont plus que les pièces détachées d'un immense système ou la diversité de leurs réalités et de leurs âmes n'existe plus.

 

Il est vrai que pour FOURRIER ou PROUDHON l'amélioration justifiée et nécessaire de la condition ouvrière restait quelque chose de concret et de mesurable en salaires et en loisirs.

 

Le monde ouvrier fut réduit par MARX à une force politique, le levier d'une sorte de super-machine monstrueuse dont les hommes sont, tout au plus, le carburant.

 

Le Marxisme a prétendu supprimer les contraintes insupportables de l'Etat. En Union Soviétique il a abouti a un super état concentrationnaire dont il était le fonctionnaire.

 

Le Marxisme s'est voulu vérité révélée à toute l'humanité. Il est devenu messianique comme toutes les religions. Pour son avènement au niveau mondial et expansion de sa prédiction idéologique, il est devenu impérialiste pendant tout le XX° siècle.

 

Il prétendait partager le profit entre tous. Il a abouti à la confiscation du profit au seul bénéfice d'un état géant. Il a égalité au plus bas, esclavage au service de bureaux plus impérialistes que n'importe quel potentat.

 

Prétendant se fonder sur l'immuabilité des lois économiques découvertes par Marx, la marxisme a bâti une économie aberrante. Elle s'est épuisée dans son propre fonctionnement et à préludé à la chute de l'Union Soviétique et de ses satellites.

 

Pendant le XX° siècle, acculé à l'évidence de cette carence, la Nomenklatura Marxiste a rêver de supprimer le défi que représentait la prospérité d'un Monde libre qui lui faisait injure et contredisait ses dogmes.

 

Il a vainement attendu de sa propre victoire la suppression d'un adversaire dont la réussite matérielle renvoyait ses dogmes à leur véritable dimension de rêveries pesantes et fumeuses.

 

Il affirmait être le fruit d'une expérience scientifique. Il a tenté en permanence de refuser la sanction des faits qui est l'un des dogmes fondamental des sciences. Et parce que les faits son têtus et leur leçon subversive, le marxisme a naturellement évolué vers un état policier où les fonctionnaires d'un K.G.B. omnipotent s'occupait des suspects parqués dans des goulags inhumains…..

 

Mais la force des faits a fini par le vaincre tout en transformant, parfois, certains de ses membres et des fonctionnaires de ses appareils d'état en super capitalistes après la chute du régime qu'ils servaient.

 

Une idéologie fondée sur une expérience scientifique est une chose absurde. Idéologie et expérience s'excluent naturellement. L'une est un schéma dessinée dans l'abstrait par l'esprit fasciné par ses propres rêves. L'autre est un simple enregistrement du concret. Une théorie basée sur les faits ne peut être qu'une hypothèse, comme les hypothèses astronomiques. Elle est perpétuellement remise en cause par la découverte de faits nouveaux.

 

Il y avait pure supercherie quand le marxisme se présentait comme le défenseur, le refuge du monde ouvrier et aujourd'hui des peuples, hier sous tutelle coloniale, maintenant en voie d'évolution. La correspondance de Marx et d'Hegel ne laisse aucun doute la dessus. La révolution devait naître de la colère ouvrière devant l'évolution nécessairement réputé fatal de la misère.

 

Face au misères de l'aube du III° millénaire il y a là « une vérité » à méditer pour les nations d'un NORD qui ne semble pas avoir encore tiré les leçons de son Histoire. Les populations d'un Tiers Monde, hier pillées par un colonialisme prédateur, aujourd'hui cibles de nouvelles formes d'exploitation sont les moteurs, d'une nouvelle forme de révolution qui n'empruntera sans doute rien aux théories d'un marxisme versé aux oubliettes de l'Histoire.

 

La conquête de quelques avantages sociaux ou l'amélioration du niveau étaient pour, Marx et Engels purement secondaires.

 

L'intérêt de ces deux philosophes portaient au prolétariat auquel ils n'appartenaient pas tenait seulement au fait qu'il le définissait comme la seule force capable de déclencher et d'accomplir la Révolution Marxiste.

 

Pour eux les syndicats n'étaient rien d'autre qu'un vecteur de mobilisation et d'encadrement des masse. La grève devenait une véritable école de guerre. La pire catastrophe pour Marx et le marxisme était une paix générale, fondée sur une véritable participation des masses à la gestion des outils de production pour une répartition harmonieuse des ressources et des fruits du travail.

 

Le Marxisme fondé dans un premier temps sur l'évolution perpétuelle thèse – antithèse- synthèse, s'est figé dans ses dogmes et leur récitation rituelle.

 

L'extrapolation au niveau planétaire de lois qui se voulaient éternelles à partir de l'observation limitée des phénomènes sociaux de l'Europe du XIX° siècle, sous la houlette du régime policier et de la dictature du prolétariat est devenu conservateur.

 

Il a versé dans la démarche habituelle des conservateurs apeurés par les bouillonnements de la vie. Il a prétendu follement opposé la police et les forces de répression à l'évolution des hommes.

 

Et comme tous les conservatismes il a engendré les causes des sa chute.

 

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Sur L'antagonisme entre les matérialismes

COMMUNISTE , CAPITALISTE et SOCIALISTE

 

Le Communisme né des idées socialistes et le Capitalisme ont vécu leur apogée et dominé le Monde au cours du XX° siècle.

 

Le communisme  et le socialisme peut différents l'un de l'autre viennent du fond des âges. Le capitalisme est né à la fin du XIX° siècle dans l'émergence des sociétés industrielles des pays occidentaux.

 

Communisme et socialisme sont nés d'une recherche des hommes pour une société idéale dans la pensée occidentale. Platon en envisageait la genèse dans une société idéale dirigée par les philosophes. A la même époque Mencius en Chine suivait déjà la même voie. En Occident une longue théorie de penseurs ont précédé Marx et Engels qui ont fondé cette aspiration humaine en une théorie politique qui a modelé profondément la vie des nations du XX° siècle.

 

La schématisation des propagandes, nouées à la sottise des foules que les slogans suffisent à informer, ont fait des deux concepts Matérialisme Marxiste, fondement des forces politiques communistes et socialistes, et Matérialisme capitaliste deux courants antagonistes.

 

L'un apparaissant l'antidote de l'autre, alternativement l'un le mal, l'autre le remède.

 

Ils paraissent s'exclure et les médias entretiennent l'illusion. Leurs querelles sont sans cesse à la une. Sur le fond rien n'est plus faux.

 

Il est peut être exagéré de dire que matérialisme marxiste et matérialisme capitaliste sont complices, encore que l'Histoire ait enregistré, comme à Yalta, quelques accords plus ou moins discrets, scellés en marge de querelles trop bruyantes.

 

Ce qui rapproche matérialisme marxiste et matérialisme capitaliste, en dépit de contradictions apparentes, est plus grave qu'une complicité. Il s'agit d'une sorte de logique interne qui les conduit ensemble à évoluer l'un vers l'autre tout en prétendant se détruire mutuellement.

 

Hier c'était vrai entre les deux super puissances de l'EST et de l'OUEST. Aujourd'hui c'est encore vrai entre L'OUEST et la CHINE qui a remplacé l'U.R.S.S. comme dernier temple d'un état communiste de dimension et d'influence mondiale.

 

 Il semble simple de montrer le mécanisme de cette démarche.

 

Matérialisme marxiste et matérialisme capitaliste ignorent également toute foi religieuse. Le premier la nie, le second l'ignore dans le vide spirituel des seules logiques du libéralisme. La seule foi commune du matérialisme marxiste et du matérialisme capitaliste s'appelle l'efficacité. C'est sans doute pourquoi il est permis de faire un parallèle entre les systèmes nés de ces deux concepts.

 

Le matérialisme marxiste pose comme un dogme que les idéologies, les religions, les tendances politiques sont des SUPERSTRUCTURES…..L'INFRASTRUCTURE repose sur les lois matérielles de la production. Le matérialisme capitaliste ignore les dogmes. Mais l'action souterraine des techniciens, de « la technocratie », en faveur d'une efficacité justement fondée sur le lois de la production ramène ce système au même point.

 

Dans les faits le matérialisme capitaliste applique le dogme du matérialisme marxiste.

 

Au bout de l'évolution ( concurrence – victoire des plus puissants) il y a une planification de la production qui commence par les marchés des matières premières, les techniques de travail et les circuits de distribution, mais dont la tentation ne peut pas ne pas être l'unification de la production.

 

Il semble bien malgré les avatars du parcours des différents systèmes qui tentent de régir la vie des hommes qu'il existe désormais une stratégie globale qui tende réellement vers une gouvernance mondiale dominée par les courants matérialistes.

 

Cette démarche animée par des structures comme les sommets mondiaux de type G20 met en évidence les schémas réducteurs. Ils limitent la nature et le rôles des hommes aux seuls termes de production et de consommation. Ils n'existent plus qu'en forme de statistiques.

 

Cette démarche est emprunte d'ambiguïté. Car il est évident, au niveau planétaire, que chacun des pôles en présence s'engage dans les choix, les gestes et les interventions d'une concurrence sauvage pour la maîtrise des matières premières.

 

Les pouvoirs matérialistes, sous leurs différentes formes et au travers de leurs différentes courroies de transmission sont à la fois complices et antagonistes. Ceci fait que les vieux schémas impérialistes et les différentes volontés de puissance du siècle passé perdurent à l'aube du III° millénaire.

 

C'est là sans doute leur point faible car ayant réduits les hommes aux seuls termes de producteurs et de consommateurs ils sont incapables de répondre aux besoins et aux attentes de l'accomplissement de leur nature fondamentale.

 

 

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Sur LE LIBERALISME

 

L'état libéral qui s'est opposé aux anciennes monarchies ne croit en rien et surtout pas en lui même.

 

Au nom du principe libéral, il assiste les bras croisés à toute sorte d'expériences, y compris à celles qui tendent à sa propre destruction.

 

Il suffit pour le libéralisme que tout se passe selon certaines règles nécessairement absurdes puisqu'elles peuvent aboutir jusqu'à l'abolition des règles.

 

Dans l'état libéral, il est normal de détenir des postes de direction sans croire à leur nécessité, ni consentir à ce à quoi ils obligent et, bien plus encore, sans être disposé à les défendre.

 

Ceci conduit les libéraux à l'extrême de l'absurde.

 

Ils sont prêts à se faire tuer pour soutenir qu'il n'existe pas d'idée qui vaille que les hommes offrent leur vie pour elle. Le libéralisme se fonde sur un jeu compliqué de règles qui n'ont pas d'autre but que leur propre fonctionnement et une logique qui ne finit par avoir qu'un seul but servir un argent roi.

 

C'est abusivement que le libéralisme triomphant dans les pays occidentaux accuse le marxisme d'être exclusivement matérialiste. Celui ci se fonde, certes, sur une explication matérialiste de la vie et du monde, mais, par les ferveurs qu'il suscite, il rejoint les grands courants spirituels.

 

Les hommes marxistes croient et, peut être, pour le philosophe, est ce là l'essentiel. La preuve de cette foi a été administrée par les millions d'hommes qui ont accepté de mourir pour elle.

 

Le libéralisme supportant tout, ne croit finalement à rien et n'a trouvé son épanouissement que dans l'empirisme économique du capitalisme qui est la pire forme du matérialisme puisqu'elle est pur pillage sans alibi.

 

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Sur LE CAPITALISME

 

 

 

La crise de l'aube du XXI° siècle qui vient de frapper toutes les économies du Monde est un révélateur. Elle a provoqué la peur de responsables politiques et économiques soucieux de conserver leur rang et leurs avantages. Elle a mis en évidence les abus, les limites et les contraintes du capitalisme.

 

Malgré l'écroulement des états communistes des pays de l'EST elle apporterait presque une justification au bien fondé de leurs luttes passées.

 

Le libéralisme affirme aux hommes qu'ils sont libres de faire ce qu'il leur plait. Mais il ne leur propose aucun dogme, aucune ferveur, aucun but autre que leur liberté de ne rien faire de particulier. Il est incapable de leur proposer un ordre économique nécessairement corollaire de l'ordre politique.

 

Littéralement il les abandonne. C'est encore plus évident aux heures de crise.

 

La capitalisme est né comme un ulcère dans le vide libéral. Il le remplit en lui assignant un but grossier, le sien propre : « Le Profit ».

 

L'alibi, singulièrement plat, du capitalisme est que le profit est accessible à tous, comme une récompense des vertus d'initiative, d'audace et d'intelligence dans la gestion.

 

On pense alors à la formule révolutionnaire promettant à chaque soldat un bâton de Maréchal.

 

Ce fut sans doute vrai pendant un cours moment. Mais les apôtres du capitalisme moderne font le silence sur ce qui est le fondement même du profit : La notion d'investissement.

 

Faute de disposer des investissements indispensables, le salarié a peu de chance d'accéder au pactole. Quelques privilégiés de la naissance, du hasard et parfois du vol en cueillent seul les fruits réels. Ils laissent aux foules cette illusion qu profit qui s'appelle le salaire.

 

Un moraliste a dit que la seule morale du capitalisme était la statistique de vente. C'est vrai !

 

En négligeant de proposer aux hommes une explication, même grossière, de la vie et du monde en en se bornant a exalter la cupidité élevée au rang d'une forme des beaux arts, le capitalisme est le plus matérialiste des systèmes économiques imaginés par les hommes.

 

A l'origine, le capitalisme est moins un « système » qu'un « empirisme ».

 

Il s'est agit de bâtir au hasard dans le vide du libéralisme mais entre deux obstacles insuffisamment reconnus : une conscience confuse de la réalité du vide, les séquelles formelles des anciennes morales agonisantes.

 

Au bout de cette adolescence maladroite, le capitalisme a atteint sa majorité. Il s'est constitué des oligarchies de magnats associés par dessus les frontières et les lois. Ils ont découvert les règles rigoureuses du pillage concernant les matières premières, le travail, la distribution et la dynamique de l'argent. Il s'agit désormais d'un véritable pouvoir d'ombre, une sorte de gouvernement international occulte, véritable chef d'orchestre clandestin, assignant aux hommes l'exécution de partitions rebutantes au bénéfice exclusif de potentats anonymes.

 

L'alibi du capitalisme c'est l'enrichissement. Et certes, il y a enrichissement, mais au prix de la peine démesurée d'une « chiourme » dont une large part du travail est abusivement détournée au profit du développement de l'infrastructure de fonctionnement du système.

Les ouvriers participent à l'augmentation du capital, mais ils sont loin d'en recevoir une peine proportionnelle à leur peine.

 

Enfin, bouleversant la géographie humaine pour obéir aux lois de l'approvisionnement facile en matières premières, de l'utilisation économique des sources d'énergie et de l'acheminement des produits fabriqués, le capitalisme a suscité des foules de « personnes déplacées » désormais arrachées aux grandes  harmonies du monde naturel.

 

Ce sont en quelque sorte des esclaves modernes avec le lot de misères, de drames et de ferments de révolte que le terme comporte.

 

L'égalité de l'ouvrier et du capitaliste est une supercherie.

 

Le premier est libre d'accepter les conditions de travail proposées par le second, mais si il refuse, il tombe dans la misère. Contraint d'accepter, il devient l'esclave de l'autre dans les moyens matériels vivre, donc dans la liberté de tous les jours.

 

Il faut prendre soin de ne pas confondre capitalisme et propriété. Ce sont deux choses non seulement distinctes mais opposées. Un des aspects du capitalisme est justement de détruire les formes traditionnelles de propriété.

 

A l'apogée du capitalisme, le véritable titulaire de la propriété n'est plus l'homme, ni une association d'hommes, mais une abstraction représentée par des morceaux de papier : La Société Anonyme.

 

Ce n'est qu'en apparence que le capitalisme s'est présenté au XX° siècle comme l'antidote du marxisme et vice versa. L'un et l'autre sont internationalistes et matérialistes. Ils se retrouvent dans le culte majeur de l'efficacité dépouillée de tout souci humain.

 

Le capitalisme conduit a réfléchir sur la richesse et surtout sur l'accroissement de le richesse produit par le travail collectif des hommes.

 

Poser cette question, c'est presque y répondre.

 

Il est intolérable que l'accroissement de la richesse serve exclusivement les intérêts, les égoïsmes ou les caprices d'un homme ou de quelques hommes dissimulés sous le sigle abstrait d'une société anonyme.

 

Le capital n'est pas une masse de manœuvre financière privée que les foules augmenteraient moyennant un salaire disproportionné avec l'accroissement de la richesse. Alors le travail n'est plus qu'une tâche insipide et rebutante parce qu'elle est dépouillée de toute espérance.

 

Le capital est un instrument économique au service de l'économie toute entière, c'est à dire en définitive de la prospérité de tous les hommes.

 

Par les lois mêmes et les exigences de sa dynamique, prospection des marchés des matières premières et des marchés d'écoulement et surtout des gigantesques campagnes publicitaires destinées à provoquer la consommation, le capitalisme absorbe une énorme part de l'accroissement de la richesse dans des dépenses parasitaires.

 

Il n'y aura pas de justice sociale tant qu'une partie importante de ces « masses perdues » au seul bénéfice d'une dynamique délirante ne sera pas redistribuée dans les circuits de la production et de l'économie réelle.

 

La tare profonde du capitalisme c'est d'élever l'économie et ses logiques de l'argent au niveau d'une valeur fondamentale.

 

Il l'utilise à son seul profit.

 

Il réduit les hommes aux simples notions de producteurs et de consommateurs. Il nie l'intervention de leur génie dans le cours de l'évolution des sociétés.

 

Mécanisme réducteur, niant la nature profonde du Monde et la richesse de ses diversités, il crée lui même les instruments de sa destruction par les mutilations qu'il impose à la volonté d'expression de l'originalité des hommes.

 

L'une des grandes tâches de l'aube de ce III° millénaire, c'est de savoir rendre aux rapports de production et de consommation leur véritable fonction : « Assurer le développement de la prospérité de toutes les nations ».

 

C'est cette espérance et cette volonté d'action qui offrira enfin aux hommes l'opportunité d'explorer librement l'univers de leur réalités pour favoriser l'accomplissement de leur potentialités et de leur nature dans le cadre d'une véritable civilisation.

 

 

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Sur Le TRAVAIL

 

 

Longtemps, l'or a été l'archétype de l'étalon servant à mesurer, dans une commune valeur, les échanges des marchandises appartenant à des natures différentes.

 

Les économies de l'ère industrielle lui ont ajouté la notion de travail.

 

Cette substitution peut être une source merveilleuse de progrès. Le travail revêt alors une valeur semi sacrée. Mais ce peut être aussi une grave source de confusions. Le travail devient ainsi une marchandise. On achète et on vend du travail.

 

Mais la vie échappant toujours aux abstractions, ceci revient à dire que des hommes se vendent et que d'autres les achète.

 

Les conflits sociaux ont surgi de cette dégradation de la notion de travail.

 

Dans le chaos industriel moderne, les masses ouvrières confinées dans des termitières dortoirs, aux confins des cités géantes, sont contraintes à de longs voyages pour atteindre les lieux de travail et, sur ceux ci, soumises à des horaires rigoureux que contrôlent des pointeuses automatiques.

 

Elles sont soumises à un esclavage plus sévère que celui qu'ont connu les antiques cités esclavagistes. L'opium de propagandes abêtissantes les empêche seul d'en prendre conscience.

 

Les propagandes fondées sur la haine pour susciter la lutte des classes ont imposé aux foules modernes que le prolétariat ouvrier était seul revêtu de la dignité du travail.

 

C'est une version démagogique !

 

Elle chante les exécutants. Elle oublie volontairement l'intelligence.

 

Les inventeurs, les ingénieurs, en règle générale les hauts techniciens mais aussi les intellectuels qui méditent sur le sens du travail, travaillent aussi.

 

Les uns et les autres ne sont pas des adversaires mais coopèrent dans l'œuvre d'ensemble de la production nationale.

 

Si ils se dressent les uns contre les autres, ils se ruinent mutuellement dans l'enchaînement des oppressions et des représailles. Leur victime commune est justement le travail devenu source de conflits et non pas cérémonie d'une prospérité célébrée en commun.

 

Le travail n'est une dignité qu'en ce qu'il permet de satisfaire les besoins élémentaires au delà desquels seulement commence la dignité. Mais cette dignité acquise n'a qu'un but qui est l'ascension intellectuelle hors de laquelle la vie n'a pas de sens.

 

Le travail moderne, accaparant toutes les heures de la journée, permet de satisfaire les besoins, condition essentielle de la dignité, mais laisse cette dignité sans utilisation, faute de temps.

 

La vie perd l'essentiel de son sens puisqu'elle n'est plus que fonction de consommation et de digestion. Cette conception du travail trouve sa condamnation dans cette remarque.

 

Le travail ne retrouvera sa noblesse qu'à la condition d'échapper à la malédiction de l'esclavage. C'est à dire de continuer d'assurer la satisfaction de besoins inséparables de la dignité, sans dépenses à cette conquête les heures dont la disponibilité lui prêterait, seule, un sens réel.

 

L'évolution du machinisme vers les mutations de l'automation doit rendre possible cette révolution. Elle doit rendre les hommes, peu à peu remplacés autour des machines par d'autres machines, à la dignité du loisirs et l'acquisition de niveaux de conscience supérieurs.

 

Hors de cette perspective la machine n'a pas de sens, sauf dans la quête délirante d'un profit fondé sur l'exploitation des hommes.

 

Le travail, c'est peut être la forme banale de l'action. Il doit être ascèse d'une élévation des hommes dans l'échelle de l'aisance matérielle et de l'accomplissement spirituel. Il est aussi contribution de chaque homme à la vie nationale et, au delà de la nation, à l'aventure humaine.

 

Vu sous ce double éclairage le parasitisme  de la paresse ou de la fortune improductive uniquement affectée aux futilités de loisirs égoïstes et sans fin compte sans doute parmi les attitudes les plus méprisables.

 

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Sur LA DEMOCRATIE

 

 

Les pays qui sont à l'origine du G 20 portent au sommet des qualités des états modernes le principe de « démocratie ».

 

A tort ou à raison, à l'aube de ce nouveau millénaire, elles le considèrent désormais comme le « mètre étalon » de toute civilisation et comme règle fondamentale de gouvernement pour l'accomplissement du futur des nations du Monde.

 

Il convient cependant de réfléchir sur ce point avant de le poser comme valeur essentielle de toute morale politique.

 

La démocratie est un système politique fondé sur la souveraineté du peuple qu'exprime le suffrage universel.

 

On s'accorde à penser, depuis le 19° siècle que, dans une démocratie type, les députés élus par le suffrage universel disposent du pouvoir législatif et choisissent un pouvoir exécutif responsable devant eux, sous la haute autorité d'un Président gardien de la règle constitutionnelle.

 

Aucun mot n'a sans douté l'objet, au cours du 20° siècle, d'agressions plus insolentes que ne l'a été le mot démocratie.

 

Il y a cent versions de la démocratie….la version en exercice aux Etats Unis d'Amérique, ou en Angleterre, en Gréce, au Portugal ou en Italie, dans les républiques d'Amérique du Sud, en France, à travers des différentes régimes de la III° à la V° république, dans la nouvelle Russie, dans les jeunes nations d'Afrique…..

 

Tout se passe comme si les peuples du monde avaient, selon leur génie particulier, tenté d'imaginer des aménagements susceptibles de concilier la pureté idéologique du principe démocratique avec les impératifs concrets des nations et des états.

 

Cette seule recherche est un aveu de ce qu'il y a de chimérique, c'est à dire de pratiquement inapplicable, dans le principe.

 

Cependant les mythes à la mode placent le mot démocratie dans une sorte de tabernacle sacré, au premier rang des mots tabous.

 

Une nation, un Peuple, un Etat sont rangés dans l'ordre du Bien et du Mal selon qu'ils se déclarent ou non « démocratiques ». Par le passé on en était venu à déclarer démocratiques comme celui de l'ancien U.R.S.S. et de ses pays satellites. Aujourd'hui la Chine qui prend une place de plus en plus importante dans le chœur des nations, prétend à une image démocratique tout en restant inféodée à une administration héritée d'une des formes du matérialisme marxiste les plus concentrationnaires. Même les pays qui sont encore de pures dictatures totalitaires se veulent démocratiques.

 

Au bout de la supercherie on emploi les termes de démocratie populaire ou de république populaire. Ce sont de simples pléonasmes puisque le système démocratique fondé sur la souveraineté du peuple ne peut être que nécessairement populaire.

 

Les démocraties modernes se prétendent souvent inspirées par le modèle des anciennes cités grecques. Mas dans ces cités, il s'agissait d'un système politique destiné à assurer le gouvernement et la gestion de communautés si restreintes que tout le monde, ou à peu prés, s'y connaissait personnellement. L'opinion des sages y était prépondérante.

 

Extrapoler ce système à l'échelle de nations de dizaines ou de centaines de million d'hommes est pure aberration parce que c'est accorder le même poids à l'opinion des sages et à celle des moins sages, a celle des responsables et à celle des irresponsables.

 

Enfin devant l'infinité complexité des questions modernes concernant la diplomatie, la politique, l'économie, les difficultés sociales, l'enseignement, la recherche, les milles et un aspects de la vie des sociétés et leur planification, c'est tenir pour acquise l'hypothèse absurde que tous les habitants d'un pays ont sur ces sujets des lumières, alors que les grands spécialistes et les experts ne parviennent pas toujours à  les assimiler dans leur ensemble.

 

La version moderne de la cité antique, c'est la commune ou, à la rigueur, le canton. Ce sont les seules communautés nationales où les électeurs consultés sur ces questions, connaissent, au moins superficiellement les problèmes ou les choix sur lesquels ils sont appelés à se prononcer. C'est d'ailleurs pourquoi, les municipalités sont en général de bonnes gestionnaires.

 

Au delà du canton ou de la commune, la source d'information qui domine ce sont les médias, la presse écrite parlée ou filmée.

 

Elle n'est trop souvent, dans ses organes les plus puissants, que le moyen d'expression de deux pouvoirs : Le pouvoir politique et l'argent.

 

En outre condamnée à être agréer par le nombre, en particulier pour leur taux d'audience, la presse et les médias radios ou télévisés sont nécessairement contraints de s'aligner sur les niveaux les plus moyens.

 

Les informations qui sont diffusées sont anecdotiques et évènementielles. Elles font parti d'une actualité qualifiée de fugitive. Elles n'ont aucune commune mesure avec la complexité des questions dont la connaissance est indispensable à qui doit se prononcer un jour à leur sujet dans des consultations dont dépendent l'avenir d'un pays ou de la communauté internationale des hommes.

 

Le prodigieux accroissement des moyens de transmission du aux progrès des techniques conduit les organes d'information à mêler faits divers et évènements importants, futilités et informations graves. Les uns et les autres présentés quotidiennement de façon fragmentaire échappent en outre à la logique des effets et des causes. L'auditeur ou le lecteur moyen perd le fil des enchaînements indispensables. Le sens réel des évènements lui échappe. Il n'en retient que l'anecdote.

 

Il acquiert une connaissance fugitive, il sait et ne comprend rien.

 

Au bout de ces confusions l'opinion est modelée par des slogans élémentaires. Elle réagit selon les réflexes primaires des foules. Elle est la cible de toutes les manipulations possibles. Les sociétés les plus complexes qui n'aient jamais existées, dans l'Histoire connue du Monde, sont fondées sur le principe qui a conduit à leur perte des bourgades grecques antérieure à l'ère chrétienne. Elles dépendent dans leur existence de l'opinion des multitudes sur des questions qu'elles ne peuvent pas comprendre.

 

Elles sont livrées aux décisions et aux choix de quelques rares initiés qui s'approprient leurs centres de décision tout en se réfugiant derrière l'alibi d'une démocratie qui n'existes pas réellement.

 

Cet alibi de la démocratie, c'est l'illusion de la participation de chacun au pouvoir au travers d'un vote. C'est également le fait pour les pays occidentaux de la présenter comme le seul système défenseur des libertés fondamentales permettant aux hommes du XXI° siècle d'accéder à un niveau supérieur de civilisation.

 

Le vote des citoyens ne prend une parcelle de valeur que lorsque ceux-ci sont parfaitement conscients de détenir le pouvoir redoutable, au travers de leur acte, de modeler les formes de leur futur et qu'ils en acceptent la responsabilité et ses conséquences.  Alors, leur choix au moment de l'élection prend toute son ampleur et si ils mettent en accusation les chefs qu'ils se sont choisis, ils prennent le risque de supporter une partie de leur déchéance.

 

Quand à la défense des libertés fondamentales, la longue histoire de l'humanité, dont nous ne percevons que les derniers millénaires, n'a pas encore produit de système miracle.

 

Les démocraties occidentales, à un niveau moindre que les anciens pays de l'Est et tous ceux ou sévissent encore des dictatures totalitaires, sont sans cesse présentées, trop souvent à juste titre, comme des structures essentiellement réductrice de ces libertés.

 

Imaginer une règle nouvelle, source d'un véritable esprit de civilisation, c'est l'un des grands défis que nous lance l'Histoire de l'aube du III° millénaire.

 

Le point de départ de cette règle c'est sans doute dans le cadre de la mondialisation la prise de conscience de la globalité et de l'unicité de l'espèce humaine. Qu'il est de la responsabilité de tous de participer au devenir de l'espèce.  Qu'il est bon de constater que les nations s'épuisent et meurent lentement dans la victoire alternative des partis que tout oppose. Ces partis considèrent, malgré leurs déclarations de bonne foi, que les communautés nationales sont en fait le champ d'expérience permanent de leurs idéologies politiques. Ils finissent toujours par étendre cette démarche à l'ensemble des communautés humaines auxquelles ils refusent leur droit fondamental à la différence.

 

Si le but de la politique est bien d'assurer la prospérité de la nation, la démocratie telle que la pratique les états modernes est un non sens, une gabegie et un défi à la durée. Les changements continuels qu'impliquent la victoire alternative des partis interdisent les prévisions à longue échéance et leur application, seuls secrets des prospérités réelles pour les individus comme pour les sociétés humaines. Ceci est si vrai que, aux heures de crise, les démocraties doivent renier l'essentiel de leur dogme pour survivre.

 

La démocratie idéale de demain reste à inventer !

 

 

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Sur LA POLITIQUE

 

 

 

On propose communément deux définitions de la politique.

 

Selon l'une c'est l'art et la méthode de s'emparer du pouvoir et de le conserver.

 

Selon l'autre c'est l'art et la méthode d'assurer la paix, la prospérité et la continuité des sociétés humaines.

 

Il est clair que la première est une définition de pillards et que la seconde est une définition d'apôtres. Entre l'une et l'autre il faut choisir.

 

La qualité des hommes politiques doit être jugée à ce choix.

 

La politique n'est pas une science parce que comme le faisait très justement remarquer Paul Valéry la contre expérience lui est interdite.

 

Elle n'est pas seulement un art parce qu'elle implique une part d'action et des conséquences collectives immédiates qui sont étrangères aux arts.

 

Elle tient de l'art par l'intuition inexplicable, le génie de la vision, certaines facultés d'anticipation, une part de rêve. Elle relève de la méthode par l'application qu'elle exige, le respect de l'expérience, l'analyse, la      déduction logique, la prudence et la patience.

 

La démarche de la politique est d'assurer la prospérité et la durée des Nations.

 

L'un de ses buts est de définir une légitimité qui mette la Nation à l'abri des coups d'état inspirés par l'ambition, les convoitises, les passions ou souvent les caprices des clans, parfois provoqués par la vacance périodique du pouvoir.

 

Il faut imaginer une règle qui mette le pouvoir a l'abri des compétitions vulgaires.

 

C'est peut être là en définitive que se dissimule l'objet des méditations essentielles de tous ceux que le civisme appelle à réfléchir sur la politique.

 

La politique ne permet pas la contre expérience. Mais avec la création de jeunes états dont le nombre dépasse, aujourd'hui, tout ce que le passé a pu connaître, il s'offre aux observateurs de notre temps un champ d'expérience incomparable sur la vie des sociétés et les méfaits des mythes.

 

Le théoricien militaire prussien, CLAUSEWITZ, avait posé comme principe que la guerre est la continuation de la politique par des moyens violents. Après lui LENINE a posé comme principe que la politique n'est que la continuation de la guerre. Ces deux visions de la politique sont monstrueuses. Elles assimilent la politique à une technique de l'agression et du pillage violents ou dissimulés.

 

Selon la tradition humaniste française la politique, art et méthode d'assurer la prospérité et la durée des sociétés humaines, ne peut être que recherche ardente et raisonnée de la paix pour toutes les nations.

 

Des philosophes français ont posé comme principe la primauté du politique sur l'économique, parce que la prospérité, fleur de l'économie, étant le but il convient de se préoccuper d'abord des moyens de l'atteindre, c'est le fondement de toute méditation politique.

 

D'autres pensées politiques ont posé le principe contraire, mais très vite acculés aux contradictions de leurs systèmes il décidèrent que tout était politique.

 

La condition politique de l'individu ne peut se justifier que par l'accomplissement d'une mission dans la vie nationale.

 

On ne peut permettre que tout un peuple serve de champ d'expérience à l'audace ou à l'extravagance de l'un de ses membres ou d'un de ses groupes.

 

Il y a une tentation politique dangereuse. Celle qui consiste à imaginer calquer un système sur un système passé nécessairement idéalisé. Le souvenir et le chemin de l'idéalisation d'un « âge d'or » dont l'humanité n'a jamais cessé de nourrir la nostalgie cesse d'appartenir au domaine des faits pour rejoindre celui des abstractions idéologiques. On croit calquer un modèle, on caresse un rêve, reflet d'un autre rêve. Les démocraties modèle qui font référence au modèle grec sont tombées dans cette erreur.

 

On peut toujours préférer telle ou telle doctrine ou telle ou telle illusion, tel ou tel mirage, ou à l'extrême rigueur, tel ou tel intérêt apparent. Il faut être assuré que, au bout d'un temps plus ou moins long, on retrouvera l'échéance de la réalité des faits et souvent, hélas, celle des catastrophes.

 

Finalement, toute politique qui n'est pas fondée sur une « grande force d'espérance collective » n'est qu'une technique de contrainte.

 

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Sur LA NATION, LA PATRIE

 

 

Le mot nation est relativement nouveau. Il est à la mode. Le terme patrie est infiniment plus ancien. On le dit suranné.

 

Mais aucun homme réfléchissant au destin de l'humanité et préoccupé d'apporter sa pierre, même minuscule, à l'œuvre commune ne peut s'accommoder des modes ni se plier aveuglément à leurs commandements ou à leurs délires.

 

Autrefois, le terme nation désignait un groupe d'hommes réunis par une ancienne parenté élargie. Il s'appliquait surtout aux nomades ou semi-nomades…..la nation Hilal ou la nation Mongole. La Fontaine dit en souriant «la nation des belettes ».

 

Au Moyen Age l'université de Paris comprenait quatre nations : picarde, française, normande et germaine.

 

Dans les nations modernes, la parenté, c'est à dire la race et souvent illusoire.

 

On a dit que les nations se fondaient dans une communauté de langue. Mais la Suisse est trilingue, la Belgique bilingue », l'Indonésie, juge langue nationale le malais qui n'est parlé que par 10% des indonésiens, dans les jeunes nations du XXI° siècle la langue de l'ancien colonisateur est souvent resté la langue officielle.

 

Enfin, la langue n'est pas un caractère inné des groupes humains. On l'apprend souvent péniblement.

 

Certains penseurs politiques ont avancé que la nation était un groupe d'hommes soudés par une communauté de vertus. Ceci est une pure présomption. Les vertus ne sont pas si nombreuses que l'on puisse leur affecter une originalité particulière à chacune des nations de ce début de XXI° siècle.

 

D'autres penseurs ont affirmé que les nations étaient une l'expression d'une sorte de pacte de consentements : c'est à dire la volonté commune de quelques millions d'hommes ayant choisi de vivre ensemble. L'unité des vieilles nations d'Europe a presque toujours été atteinte par la force et les hasards de l'Histoire y ont joué autant que la raison logique.

 

Pour la seule France, une partie de la Suisse, de la Belgique et pourquoi pas du Canada et de la Louisiane francophone manquent à l'édifice, pourtant l'Alsace largement germanophone y appartient. L'appartenance de l'Alaska ou de Hawaï à la nation américaine est tout autant insolite.

 

Toutes les nations du Monde ont inscrit dans leur charte fondamentale l'indivisibilité de la Nation, c'est à dire la non remise en cause du pacte. Cette interdiction qui révèle une inquiétude permanente, montre aussi la fragilité des nations.

 

L'unité, comme la paix ne sont pas des grâces naturelles et perpétuelles. Il faut les bâtir et veiller sur elles. L'unité n'a d'ailleurs aucun sens en soi. Elle est un moyen comme l'ordre.

Le second volet de l'idée, le mot Patrie a un sens plus précis, c'est la terre des pères, celle ou s'est produit l'événement fortuit de la naissance mais qui, par la magie des traditions, des paysages et des climats marque les hommes d'un sceau indélébile avec ce qu'il comporte d'attachement presque instinctif de lien charnel tissé par la sensibilité dans lequel la volonté et l'intelligence ont peu de part.

 

Des philosophes politiques ont montré les limites et les dangers de cette idée : « Si le patriotisme n'était que l'attachement à la terre, les hommes le céderaient aux plantes quant au patriotisme… »

 

Ils ont dit encore «  Pour le romantisme la Nation et la Patrie s'identifient à l'inné…Ce qui les détermine c'est le caractère ethnique, linguistique, topographique, climatologique et, à l'extrême, une certaine communauté d'usages ».

 

« Les nationalistes ou les patriotes les plus dangereux sont ceux qui ont compris la Nation ou la Patrie de cette manière là. Accepter que la Nation ou la Patrie soient déterminées par le spontané, c'est donner au particularisme une position inattaquable… »

 

Il y a un autre danger avec cette manière de voir, on  peut facilement embraser les peuples dans la frénésie de leurs chants, de leurs fêtes et de leurs terres. Il y a dans tout cela comme un appel sensuel que l'on perçoit jusque dans l'odeur du sol, un courant physique primitif et enchanteur, quelque chose qui rappelle l'ivresse des plantes à l'époque de la fécondation… »

 

Au bout extrême de ce danger, on arrive au morcellement des Nations et à la guerre, car rien n'est plus fort que le nationalisme ou le patriotisme local parce qu'il est le plus primaire et, de ce fait, les plus accessible à la sensibilité des foules.

 

Ce patriotisme ou ce nationalisme là c'est l'individualisme des peuples !

 

Alors où est la vérité ?

 

Les voix de ceux qui ont réfléchi avec passion sur ces principes se répondent :

 

« Il ne serait pas suffisant à notre Patrie d'avoir porté notre berceau car, pour grande que soit notre vanité, il existe de la par le monde des Patries qui ont porté de plus beaux berceaux que le vôtre et que le mien…. »

 

Parce que « …l'amour patriotique de la terre natale se perçoit sans effort, c'est une belle entreprise humaine que de se détacher de lui et de le vaincre pour le dépasser dans un patriotisme plus exigeant et plus dur….. »

 

« Placer le support du patriotisme non pas dans l'affectif mais dans l'intellectuel. Faire du patriotisme  non pas un vague sentiment que n'importe quelle velléité détruit, mais un réalité aussi intangible que les vérités mathématiques…. »

 

« Ne plantons pas nos amours essentielles dans la pelouse. Tendons les comme des lignes sans poids et sans volume au dessus de la pelouse mère jusqu'au cercle infini ou les idées chantent leur chanson exacte…. »

 

« L'imprégnation tellurienne n'est qu'une base pour atteindre ce qui, à l'autre extrême, est plus difficile… »

 

« Il est superflu de savoir si dans une Nation on attache plus d'importance à l'unité géographique de race ou de langue. L'important c'est de savoir s'il existe dans l'universel une unité de destin historique….. »

 

« La Nation, la Patrie n'est ni une réalité géographique, ni une réalité ethnique, ni une réalité linguistique. C'est essentiellement une unité de destin historique. Un aggloméré d'hommes sur un morceau de terre n'est une Nation que s'il ajoute à l'Histoire un chapitre qui lui est propre et, dans ce chapitre, le génie est le plus important. C'est à dire une certaine façon de comprendre la vie et d'administrer l'exemple d'un art de vivre au bénéfice des autres… »

 

C'est pourquoi on a pu dire qu'une nation ou une patrie c'était quelques millions de vivants et plusieurs milliards de morts, les unes et les autres étant inséparables et les morts pesant d'avantage que les vivants. Les morts, c'est à dire les générations qui ont lentement cherché, élaboré et défini une forme de pensée originale mais qui, à travers ses démarches particulières, n'a jamais cessé de verser le fruit de ses efforts au creuset commun dans lequel naît l'avenir de tous les hommes du Monde.

 

Et peut être, alors, la couleur du sol de certaines collines ou la saveur des sources qui jaillissent de telle ou telle terre ne sont elles pas sans intérêt. Elles sont le moule inséparable de l'originalité d'une telle démarche.

 

De tous les raisins pressés, il coule des vins, mais à l'insipide monotonie des vins de mélange, les initiés savent bien qu'ils préfèrent l'infini diversité des crus qui gardent comme une marque de la qualité de la terre et de la lumière qui la baigne.

 

« Il est certain que ce genre de patriotisme est le plus difficile à percevoir. Mais dans cette difficulté même réside sa grandeur. »

 

«  Tout existence humaine d'individu ou de peuple est une empoignade tragique entre ce qui est spontané et ce qui est difficile ».

 

 

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Sur L'ETAT

 

 

 

L'Etat est le fonctionnaire de la Nation.

 

L'Etat est né d'une délégation de pouvoirs, les habitants d'une cité se déchargeant sur quelques uns des soucis collectifs essentiels.

 

L'Etat est donc fait pour servir.

 

L'outil de l'Etat est l'autorité. Sa tentation est la contrainte. Entre l'autorité et le contrainte s'insèrent toutes les controverses politiques qui ont occupé les hommes depuis la naissance des sociétés humaines.

 

Il y a deux sortes de contraintes. Celles qu'exerce un homme seul sur les foules et celles qu'exercent des bureaux anonymes au nom des foules. Ces dernières sont plus intolérables parce qu'elles sévissent au nom de l'hypocrite fiction du consentement collectif.

 

L'Etat dominé par un seul est inspiré par l'idée d'arbitrage que la pratique des sports a rendu familière. Les théoriciens de ce système ont posé comme un dogme qu'il « faut pour gouverner les sociétés humaines une autorité qui n'ait pas besoin de raisons pour justifier ses actes… »

 

Le danger de ce système c'est l'arbitraire.

 

Le remède, c'est la mise en accusation du chef.

 

Dans l'intention de rendre l'arbitraire impossible, les sociétés modernes ont prétendu se fonder sur le consentement collectif.

 

Dans ce nouveau système, le peuple est investi de l'étrange pouvoir d'auto justifier ses propres décisions.

 

« Les décisions du peuple sont bonnes par le seul fait qu'elles sont les siennes. »

 

Mais alors on n'a fait que changer l'absolutisme substituant à l'arbitraire d'un seul responsable, l'arbitraire irresponsable du nombre.

 

Une injustice le reste, qu'elle soit le fait du Prince ou celui du peuple !

 

Un philosophe français a pu dire « Certes il est mauvais que l'homme écrase le troupeau, mais ne cherche pas là le grand esclavage. Il intervient quand le troupeau écrase l'homme ! »

 

Il faut prendre contre le despotisme des volontés populaires des précautions aussi énergiques que celle établies contre le despotisme des princes.

 

On croit communément que la fonction de l'Etat est d'administrer. Mais ce n'est là que l'une des plus grossières de ses fonctions secondaires.

 

« La plus haute fonction de l'Etat est de conduire c'est à dire de fixer des buts lointains, d'assigner des étapes raisonnables et de susciter les ferveurs nécessaires pour que cette marche vers le meilleur ne soit pas une corvée rebutante. »

 

La vie est diversités !

 

Celles ci sont à la fois sources de richesses, parce que promesses de continuel renouvellement, et menace de désordres.

 

Les Etats excellent entre le respect excessif des diversités qui aboutit à la destruction de l'Etat, et la tentation de les effacer pour bâtir un Etat monstrueux désormais sans objet puisqu'il ne sert plus mais contraint.

 

Les rares Etats qui, à de courts moments de l'Histoire, ont atteint à l'équilibre ont associé les diversités dans l'accomplissement d'une tâche collective sans jamais commettre l'erreur de les réduire.

 

Ils ont ainsi retrouvé leur rôle fondamental qui est de conduire vers un grand but, l'unité naissant de cette marche vers le meilleur.

 

L'unité c'est la récompense naturelle des grandes ferveurs.

 

Alors il est possible d'entrevoir les formes harmonieuses de la pyramide. L'Etat coordinateur des diversités à l'intérieur de chaque Nation. Et chaque Nation défrichant selon son génie propre les vastes perspectives de l'Universel.

 

En somme l'Etat est un outil, et dés lors, il en est de lui ce qu'il en est de tous les outils. Il n'est que ce que sont les hommes et les milliers de constitutions imaginées depuis les commencements de l'Histoire n'y changent rien.

 

On retrouve ici, comme on les retrouve toujours présentes dans tous les domaines, les définitions de la politique.

 

Si celle ci est conquête du pouvoir, l'Etat ne sera que l'outil de contrainte manié par les plus médiocres au détriment des élites jugeant ces jeu dégradant. Aucune règle ne parviendra à juguler les excès.

 

Si la politique est l'art et le méthode d'assurer la prospérité et de la durée de la Nation, l'Etat n'attirera que les apôtres soucieux de servir et, pour ces hautes élites, les règles seront presque superflues puisque les hommes porteront en eux, comme une règle plus hautaine encore plus exigeante, « la notion du service ».

 

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Sur les PARTIS

 

 

 

Nous voyons tous le jour dans une famille. Nous vivons dans une communauté. Nous travaillons dans un bureau ou un atelier.

 

Personne ne vient au monde et ne vit dans un parti politique.

 

«  Etrange démarche des partis politiques qui, pour nous rassembler en groupes artificiels, commencent par nous couper de nos sources naturelles et par nous séparer des réalités vivantes. »

 

Le destin des partis, c'est qu'ils voient l'intérêt de la Nation au travers de leur propre intérêt.

 

Alors l'intérêt de la Nation devient vite « l'alibi » de toutes les convoitises.

 

Ecoutez les propagandistes des partis. Tous vous diront qu'ils ont eu raison face aux autres. Aucun ne vous parlera réellement de celle qui doit toujours avoir raison par dessus tous les autres : « La Nation ».

 

«  Là encore, il faut juger des partis en fonction des deux définitions de la politique.

 

Si ils sont un outil pour la conquête du pouvoir, ils n'expriment que les convoitises d'une association de pillards.

 

Si ils sont le lieu de rencontre d'une famille spirituelle préoccupée d'études politiques au bénéfice de la cité, ils rejoignent la vérité des deux bordées « Bâbord – Tribord », « Droite – Gauche » contribuant à la marche harmonieuse du navire. »

 

 

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Sur la notion de DROITE – GAUCHE

 

 

Un imbécile a dit que « L'homme ou la droite disparaîtra au cours des prochaines années ». Un autre imbécile en dira peut être autant demain de l'homme et de la gauche.

 

Une autre forme de sottise est de clamer que les notions de Droite et de Gauche sont périmées.

 

Il y a là une négation des contraintes naturelles gravées dans les hommes et, par voie de conséquence, dans l'Histoire. Le nier ne peut qu'aboutir à la confiscation pure et simple de la Droite par la Gauche ou de la Gauche par la Droite.

 

Chacun peut essayer de confisquer les hommes au nom de la Droite ou de la Gauche. Il faut savoir que dans l'un ou l'autre cas cette confiscation est abusive.

 

Une autre supercherie consiste à éluder le choix nécessaire et difficile et de se dire « au Centre ». C'est la démarche des habiles inspirés par le projet de « piper » des complicités à droite et à gauche.

 

La tentation du Centre commence dans une démission de l'esprit qui renonce aux chois qu'impose le courage.

 

Elle dure dans l'ambiguïté des alliances alternativement nouées à droite et à gauche qui sont toutes une forme de trahison.

 

L'alibi du centre c'est la  « mesure », mais il n'y a pas de commune mesure entre ce que l'on juge bien et ce que l'on juge mal. L'alibi de la mesure est une hypocrisie d'une complicité qui n'ose pas dire son nom.

 

Si le but de la politique est d'abord d'assurer la durée dans l'évolution des sociétés humaines, l'expérience montre que le centre disparaît à chacune des crises graves qui menacent cette durée. Toutes les catastrophes nationales sont nées dans le « marais » qui en a été la première victime.

 

« Droite et Gauche sont respectivement le reflet de deux conceptions de l'homme également respectables. »

 

L'homme de droite pense que le bien et le mal cohabitent dans l'homme et qu'il convient de chercher les règles qui musèleront le mal pour favoriser l'épanouissement du bien.

 

L'homme de gauche nie cette cohabitation. Il ne veut connaître que le bien et juge que les règles imaginées sous le prétexte de museler le mal sont contraintes abusives et carcan trop lourd passé au cou des hommes.

 

On peut débattre à l'infini des mérites de l'une ou de l'autre de ces deux conceptions. Les partis sont les seuls bénéficiaires de cette controverse.

 

La sagesse consiste à comprendre que rêver de libérer les hommes de toute espèce de contrainte, ou rêver de les protéger contre leurs mauvais penchants, c'est également les aimer. Et alors un lieu de rencontre peut être trouvé dans cette commune affection.

 

La vérité est dans le mépris des mythes qui appellent à condamner l'autre sous le prétexte qu'il aime de façon différente et dans la recherche d'une synthèse plus exigeante dans laquelle les deux formes de sollicitude auraient leur place.

 

« ..Certains de ceux qui forment l'élite de la jeunesse se sont incorporés à droite et à gauche. Cependant, s'opposant les un aux autres, s'incorporant par réaction d'esprit dans des mouvements contraires, ils ont du soumettre leur âme à une mutilation, se résigner à regarder leur Patrie et le Monde d'un seul œil, comme s'ils étaient borgnes ».

 

Dans les jeunesses de droite et de gauche brûle ardemment le désir de rencontrer quelques part les morceaux épars de leurs âmes divisées.

 

« Se situer à droite ou à gauche, c'est défigurer la vérité de la Nation. C'est comme la regarder seulement avec l'œil gauche ou l'œil droit….C'est à dire déformer nécessairement ce que l'on regarde. »

 

Ni à gauche qui, dans la défense de ses dogmes, oublie une part de la vérité de la Nation, ni à droite qui cède à la même erreur….Inséparables dans la Nation ou les deux tendances complémentaires retrouvent un sens.

 

La Droite et la Gauche sont comme les marins à bord d'un voilier. Répartis en deux bordées, tribord et bâbord, ils contribuent alternativement à l'harmonie de la navigation.

 

Commence le désordre si chacune des bordées s'imagine qu'elle détient seule le sens de la marche et se nourrit de l'illusion que le salut du bateau exige que l'autre bordée soit détruite ou mise aux fers. Le bateau sombrera dans les remous de cette guerre civile.

 

C'est peut être dans cette conception que se situe une certaine notion d' « OUVERTURE »

 

Naviguer ou plus exactement gouverner, c'est montrer aux hommes de l'autre côté de l'horizon les mirages des terres à découvrir, des cités à construire, des civilisations à développer et, surtout, faire comprendre aux deux bordées leur solidarité dans l'entreprise.

 

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Sur le sens du SOCIAL

 

 

Les préoccupations sociales sont récentes. Dans les communautés des anciennes sociétés chaque individu, intégré dans son milieu naturel, y trouvait des protections élémentaires contre le sort.

 

Le capitalisme, arrachant les foules à ce cadre millénaire, a entassé des milliers puis des millions de déracinés autour des zones industrielles.

 

Les vieilles protections ne jouant plus, chaque individu est devenu une sorte d'orphelin livré au désespoir de tâches d'automates dont les travailleurs ne comprennent plus le sens.

 

L'idée de la justice sociale est sans doute née à parts égales d'un scrupule humanitaire fondamental de quelques esprit généreux et de la lucidité « intéressée » d'un capitalisme mesurant le danger que faisaient courir au système ces foules abandonnées a toutes les tentations du désespoir et de la colère.

 

Le terme « social » est à lui seul un programme et une supercherie.

 

Il est programme si il définit un effort pour rendre les multitudes agglomérées autour des zones industrielles à une nouvelle harmonie collective, c'est à dire une nouvelle société avec ses solidarités et jusqu'à ses loisirs originaux : en somme, un nouvel art de vivre allant du logis au fêtes, une civilisation !

 

Il est une supercherie s'il n'exprime qu'une notion d'aide destinée à soulager les misères physiques ou morales les plus criantes, mais qui laisserait les secourus sous la dépendance permanente du ou des dispensateurs des secours.

 

Ainsi deux voies s'ouvrent au souci de justice sociale :

 

Traiter les hommes en adultes, c'est à dire leur fournir les moyens matériels d'organiser eux mêmes leurs propres protections.

 

Traiter les hommes en mineurs, c'est à dire les assister et s'efforcer de prévoir à leur place tous les dangers et prendre en charge toutes les protections.

 

Il est clair que, dans le premier cas, on laisse intactes les vertus dans lesquelles se fonde la qualité des hommes : Prévoyance, économie, espoir de s'élever dans l'échelle sociale, sens des responsabilités et des solidarités, juste fierté de l'accomplissement des tâches bien faites et sens des devoirs.

 

Il est non moins clair que, dans le second cas, on les atteint  dangereusement dans ces vertus essentielles et, prétendant se substituer à eux dans ce qui relève naturellement de leurs devoirs, on suscite non plus des hommes mais des « sportulaires » uniquement préoccupés de revendications et de ce qui peut leur être accordé.

 

La société se défait alors dans l'oubli des devoirs et dans la surenchère infinie des droits.

 

Les sociétés occidentales et industrialisées dîtes d' « abondance » meurent de cette perversion.

 

Elles ne voient pas que , protestant d'une part contre les injustices des états capitalistes, elles se livrent simultanément à eux dont elles attendent tout.

 

Comme disent des philosophes américains, le « système se referme » et le souci « social » devient suspect. Il n'est plus que l'ultime astuce d'un capitalisme soucieux d'achever la domestication et le contrôle absolu des foules pour la condition fondamentale de sa conception du travail.

 

Les foules ouvrières doivent réfléchir au danger qui les menace. Abandonnant totalement à l'état le souci de leur protection contre les accidents qui jalonnent la vie, elles abdiquent littéralement entre littéralement le sens de leur liberté et par la même de leur vie.

 

Une si vaste sollicitude ne peut être gratuite. Elle comporte une contrepartie évidente. Chaque souci social dont les hommes se déchargent sur l'état est un abandon d'une part de leur propre souveraineté.

 

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Sur LE SYNDICALISME et les QUESTIONS SOCIALES

et la JUSTICE SOCIALE

 

 

 

 

Les syndicats modernes se définissent eux-mêmes comme un mouvement de « DEFENSE » des intérêts des travailleurs.

 

Le terme même de défense implique un ennemi. Cet ennemi c'est le « patron ».

 

Ainsi les syndicats se sont ils insérés tout naturellement dans le contexte de la lutte des classes dans le cadre de tout le XX° siècle. Ils se maintiennent dans cette démarche en ce début de XXI° siècle.

 

Ils sont devenus ambigus.

 

Ils se veulent mouvement ouvrier. Ils restent outil politique au service des théories marxistes. Pour le marxisme le monde ouvrier a été défini comme un outil au service de la révolution, la justice sociale ne restait en fait qu'un thème de propagande.

 

Il semble devenu clair que, dans le secret des choses, le rôle politique des grandes centrales syndicales est passé avant les exigences de leur rôle social.

 

Au bout de ces évidences, il apparaît évident que les syndicats d'obédience marxiste sont devenus des fantassins dans le cadre d'une lutte des classes engagée dans une offensive révolutionnaire permanente.

 

Ils se refusent leur rôle fondamental qui devrait être la recherche d'une véritable justice sociale.

 

Hier, ils ont enrôlé le monde ouvrier sous la bannière révolutionnaire du marxisme, leur finalité reste leur révolution, ils ne cherchent à obtenir que des avantages assortis au terrain sur lequel ils évoluent. C'est pourquoi ils n'obtiennent que des concessions fragmentaires arrachées par la force mais que des forces contraires remettent sans cesse en cause.

 

Le système actuel des syndicats condamne le monde ouvrier à s'inscrire dans un schéma du passé . Il doit être soit victime permanente, soit oppresseur. La dictature du prolétariat n'est jamais loin !

 

Le vaincu permanent de cette bataille, c'est l'économie et, par voie de conséquence, la justice sociale.

 

La justice sociale ne peut être abandonnée à l'arbitrage de la force alternativement triomphante du patronat ou du monde ouvrier, c'est à dire aux perpétuelles représailles d'une classe contre l'autre.

 

Elle ne peut être qu'une répartition équitable des droits et des sacrifices. Celle ci dépend de deux facteurs : la trêve sociale et la prospérité de l'entreprise.

 

Entrevue sous cette angle, elle fait de l'ouvrier le co-responsable de la prospérité et du capital, non plus une sorte de produit étranger perpétuellement « écrémé » pour être éventuellement délocalisé et utilisé ailleurs à d'autres fins, mais un véritable élément responsable et indispensable de la prospérité.

 

Les cadres sont nécessairement inclus dans le contenu du terme « TRAVAILLEUR ».

 

Et l'association que la sagesse impose, c'est l'association dans le cadre élargi des activités professionnelles. Chaque profession doit être régie par les différents groupes techniques et humain qui en vivent, en connaissent tous les ressorts, les difficultés momentanées ou permanente que la compliquent, les particularités professionnelles qui la caractérisent, l'évolution que lui imposent les progrès techniques et les espérances qu'elle est en droit d'attendre de l'avenir.

 

Les syndicats de l'aube du XXI° siècle ne doivent plus être ouvriers ou patronaux. Ils garderaient et cultiveraient le germe mortel de la lutte des classes. Ils doivent devenir ouvriers et patronaux articulés autour de la profession, c'est à dire fondés sur une communauté d'intérêts dans la production.

 

Dans le système actuel, les patrons se réunissent pour débattre des prix et des marchés. Les ouvriers se groupent pour s'assurer des salaires.

 

Il y a autre chose que les salaires, les prix et les marchés.

 

Il y a la prospérité des nations et des communautés humaines et le sens des solidarité qui  lient les hommes qui ont découvert aujourd'hui l'évidence leur appartenance à l'humanité.

 

C'est au niveau de cette conscience de la réalité et de l'interdépendance des communautés humaines que doivent se rechercher les règles de l'harmonie des questions de salaires et de production et du partage équilibré et juste de l'ensemble des ressources de notre sphère de vie.

 

Il est vrai que cela rend sans doute obsolète l'attitude des syndicats héritiers de systèmes du passé.

 

Mais une telle conception ramène le monde ouvrier à une conscience précise, concrète, technique et humaine de son rôle dans des entreprises inscrites dans un monde en évolution.

 

Elle l'arrache des arrières pensées politiques de centrales syndicales inféodées à des partis soumis à leurs seuls concepts idéologiques, ceux là même qui faisaient hier des ouvriers et des paysans la piétaille de la lutte des classes.

 

C'est pourquoi les grandes centrales syndicales, encore marquées par la stratégie des partis marxistes du siècle passé, s'y opposent farouchement.

 

Leur but fondamentale s'inscrit encore dans le passé.

 

Ils n'ont pas fait leur révolution.

 

Ils ne tiennent pas compte du mondé réel, du présent, des exigences d'une mondialisation en marche.

 

Ils restent ancrés dans les mythes , les stratégies et les tactiques du passé.

 

Ils veulent arracher les hommes aux cadres naturels de la vie pour les verser à nouveau dans de vastes abstractions ou coupés partout du monde réel, ils deviennent le jouet de nébuleuses d'idées qui les dépassent. Ils veulent qu'ils manœuvrent en masse comme des automates, au commandement de slogans dépassés.

 

Tout se ramène à un choix simple.

 

Le monde du travail, c'est à dire, finalement, à peu prés tous les hommes de toutes les nations, devra choisir entre une lutte planétaire des classes ou l'avènement d'une réelle justice sociale.

 

Le moyen de cette mutation est toujours le même dans sa merveilleuse simplicité. Le combat social comme les rivalités stériles des partis et les égoïsmes des hommes sont les effets multiples d'un même mal.

 

Ils ne cesseront qu'à l'appel d'une grande idée mobilisant les foules pour une grande tâche. Elle leur rendra le sens des solidarités qui naît d'un but clairement entrevu et de la marche en commun vers ce but.

 

C'est là qu'il faut chercher le sens de la révolution de demain.

 

Aucune loi, si précise soit elle, n'accomplira la justice sociale dans le climat de haine entretenu par les relents d'une lutte des classes dépassée mais toujours présente.

 

La justice sociale naîtra demain d'une réflexion partenariale et d'un sens social que sauront éveiller les états soucieux des ferveurs qui appellent à offrir et à partager plutôt de pseudos concessions dont on ne finit pas de dénoncer les injustices.

 

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Sur les affrontements entre IMPERIALISME CAPITALISTE et IMPERIALISME MARXISTE au cours du XX° siècle qui conditionnent encore le Monde de l'aube du III° millénaire.

 

 

L'Histoire du XX° siècle, en particulier dans sa seconde moitié, a été profondément marquée par les conflits d'intérêts et la volonté d'hégémonie et l'impérialisme des deux blocs matérialistes aux sommets de leur puissance.

 

A l'EST l'IMPERIALISME MARXISTE était soumis aux contraintes du système concentrationnaire de l'U.R.S.S.

 

A L'OUEST, les pays regroupés dans le cadre de l'OTAN étaient dominé par la prééminence de la super puissance des Etats Unis d'Amérique.

 

L'éclatement de l'Union Soviétique a modifié la donne, ainsi que l'émergence de nouvelles puissances comme la Chine dont l'administration centrale reste communiste ou comme l'Inde en quête d'un cadre d'expansion. I

 

Il n'en reste pas moins que les esprits des dirigeants des nations du Monde ne se sont pas encore libérés des conséquences des techniques, des moyens et de thématiques  des idéologies développées au cours du siècle « passé ».

 

Il semble bon de s'attarder un moment sur ces questions.

 

 

 

 

Sur La LUTTE DES CLASSES.

 

 

 

 

L'impérialisme marxiste ne s'est pas contenté de l'énoncé d'une conception purement matérialiste de la vie et de l'Histoire.

 

Cette notion était plus ou moins confusément présente dans le subconscient des générations depuis le commencement du Monde. En ce domaine d'ailleurs le matérialisme capitaliste est allé plus loin avec moins d'alibi.

 

L'impérialisme marxiste a élevé la guerre sociale au rang d'un dogme. Il a codifié la lutte des classes pour en faire une technique de conquête de pouvoir.

 

En agissant de la sorte, il a fondé une méthode sur malheur dont les philosophes, les prophètes et les grands sages s'efforçaient de préserver la Cité depuis des millénaires.

 

Le but fondamental de la Lutte des Classes, c'est de convertir un prolétariat oppressé, ouvrier ou paysan, en un prolétariat oppresseur.  C'est l'avènement de la dictature du prolétariat.

 

Ce n'est pas réellement contribuer à l'avènement d'une véritable justice sociale. C'est pour l'essentiel prétendre se venger de la vieille injustice bourgeoise par une autre injustice.

 

La lutte des classes fut une technique de bataille au service de l'impérialisme soviétique. 

 

Reprise par toutes les courroies de transmission de cet impérialisme, et encore présente dans les esprits, elle interdit dans les faits tout espoir d'avènement d'une véritable justice sociale.

 

Elle a dressé la grande industrie contre le monde ouvrier pour un motif simple. Il n'était pas nécessaire de se préoccuper des difficultés de ceux qui s'acharnaient à proclamer qu'il convenait de contrôler les centres de décision des grandes entreprises ou de faire pression sur eux pour en éliminer les responsables, présentés comme les ennemis du prolétariat.

 

Il est bon de noter que malgré certaines tentatives pour associer le monde du travail à la gestion participative des outils de production, le vieux réflexe du siècle passé perdure dans le monde du travail. Il est trop souvent contrôlé par des centrales syndicales hier étroitement liées aux forces de l'impérialisme matérialiste marxiste ou prisonniers de leurs représentants.

 

Malgré certaines modifications apparentes de vocabulaires de circonstance, ce principe cultive encore aujourd'hui un climat de haine.

 

Les foules ouvrières sont toujours tentées de chercher autour d'elles des ennemis imaginaires.

 

Cette chasse aux sorcières les empêche de découvrir le véritable secret de la justice sociale : la réconciliation des hommes, fondée sur le respect de leurs valeurs réciproques, source naturelle des solidarité concrètes.

 

Au reste, la notion de classe sociale est peut être l'une de ces constructions exagérément schématiques auxquelles l'esprit se complait.

 

En ce début de XXI° siècle si l'on observe les couches sociales des nations modernes ont découvre vite qu'elles sont extraordinairement perméables.

 

Il s'agit d'avantage d'un état d'esprit que d'une communauté fermée sur des constantes et, suffisamment immuable pour que ses caractères fondamentaux puissent désormais intervenir comme des bases de raisonnement.

 

Il reste que l'échec de l'expérience des pays de l'EST et les réalités du monde moderne impliquent la recherche de voies novatrices pour l'établissement d'une véritable justice sociale et que cette exigences est désormais mondiale.

 

 

 

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Sur la SUBVERSION

 

 

 

La subversion fut au cours du XX° siècle la technique fondamentale de la dialectique de l'impérialisme du matérialisme marxiste.

 

Cette technique existait bien avant le marxisme sous des formes que l'on pourrait dire « artisanales ». Elles étaient inspirées par les improvisations des propagandes de ceux qui l'utilisait.

Le marxisme en a fait une règle coulée dans la rigueur de conception et de l'application des techniques.

 

La subversion a un double effet. Elle doit atteindre les vérités de l'adversaire et les dénaturer. Elle doit imposer une image frauduleuse de ses propres vérités.

 

Cette affirmation peut s'exprimer sous une autre forme sur une base concrète.

 

Le matérialisme marxiste soviétique s'efforçait d'accréditer, dans l'esprit des peuples du monde, l'idée que son régime intérieur était exactement l'inverse de ce qu'il était réellement. Dans le même temps il s'acharnait à critiquer les tares des systèmes politiques du monde libre des pays occidentaux tout en faisant le silence le plus absolu sur leurs avantages.

 

Cette falsification qui a trouvé toute son intensité après la deuxième guerre mondiale, c'est dans les faits la définition concrète de la réalité de la subversion.

 

La subversion a atteint son pleine effet corrosif dans un monde où les schématisation excessives de la presse et des médias, prisonniers d'une actualité fugitive, ont émoussé l'esprit critique.

 

Dans les fait, elle existe toujours !

 

Elle est une maladie des sociétés de masses. Elles imaginent être informées sur tout, mais en réalité elle ne savent rien que les slogans et, par conséquent, on peut impunément leur mentir.

 

Elle contribue à la dégradation de la civilisation et des valeurs qui la fondent, mais elle est, elle même, l'un des effets de la civilisation dégradée.

 

IL y avait subversion dans le monde communiste, qu'il soit de Pékin, de Cuba, ou de Moscou qui se campait en apôtre de la paix et fomentait les atrocités des guerres politiques sur les cinq continents.

 

Il y avait subversion quand le monde communiste se campait et se campe encore en apôtre de la liberté mais qu'il imposait et impose encore des régimes de contrainte aux peuples qu'il écrasait dans l'ex U.R.S.S., à CUBA, en COREE du NORD et toujours à PEKIN…..

 

Il y avait subversion quand l'impérialisme marxiste s'affirmait révolutionnaire et se posait en archétype de la démocratie alors qu'il se fondait et se fonde encore sur les dictatures concentrationnaires les plus féroces que l'humanité ait imaginé.

 

Enfin il y avait subversion quant les intellectuels occidentaux osaient vanter aux foules les vertus des paradis communistes ou, justement, on emprisonnait et on emprisonne encore les intellectuels non  conformistes.

 

La subversion s'est nourrie de ces mensonges !

 

Procédant par contaminations fragmentaires allant de la falsification des images publiées par la presse ou par la télévision jusqu'à la négation malhonnête des principes fondamentaux sur lesquels se fondent les sociétés humaines, elle a finit par contaminer l'essence même de la pensée moderne.

 

Elle a supprimé les critères et agit dans un monde disloqué.

 

Elle a habilement utilisé les crimes des régimes fascistes et nationaux socialistes pour justifier sa démarche. Elle a mêlé le vrai et le faux, tout est vrai et tout est faux. La subversion s'est nourrit de ces confusions et les a aggravés.

 

Les techniques subversives sont, en fait une mise en condition telle que « les mensonges soient acceptés par l'opinion publique et que le caractère monstrueux de leur contenu cesse d'apparaître comme tel….. »

 

La subversion s'exprime par « un artifice » qui impose à celui qui le reçoit des constructions de vocabulaire où le sens des mots est réduit et détourné, où le contenu est bloqué et qui, par ces moyens, force l'opinion à accepter ce qu'il offre sous la forme où il l'offre….

 

Le fait que le nom ou l'idée soient toujours accolés aux mêmes adjectifs ou aux mêmes attributs «  explicatifs » transforme la phrase en une formule hypnotique.

 

Répétée dans fin cette formule fixe le sens nouveau des mots et des idées dans l'esprit de celui qui les reçoit….

 

Les techniques subversives créent un télescopage et une réduction de la syntaxe qui empêchent le développement du sens critique en créant des images fixes qui s'imposent comme des obsessions et, peu à peu, deviennent des certitudes.

 

Au bout de ces confusions, fondées sur des techniques précises, la subversion atteint tous les domaines de la pensée et de l'action et d'abord le pur domaine de la conscience.

 

Un auteur a dit qu'elle était une entreprise pour inoculer la mauvaise conscience. On pourrait tout aussi bien dire inoculer la bonne conscience.

 

Elle se révèle comme une démarche qui vise à créer des tabous arbitraires qui troublent et pervertissent les consciences pour parvenir à leur faire condamner des réflexes de défense salutaires et approuver les manœuvres de contamination qui atteignent les fondements même des sociétés et des civilisations.

 

Le salut ne peut venir que d'un effort systématique et permanent pour rendre aux mots leurs véritables signification, pour briser  les formules toutes faites afin d'échapper à leur pouvoir hypnotique…..

 

La liberté…quelle liberté ? Celle de tuer son père, son ami ? Où la liberté de vivre et de penser ? La paix…quelle paix ? La paix des univers concentrationnaires, celle des nations privilégiées des nations capitalistes……L'ordre….quel ordre ? Celui des nations du G 20…..

 

L'ordre des forces de gauche ou des forces de droite ou l'ordre fondé avant tout sur des valeurs de liberté, de dignité humaine, de respect de toutes les composantes de notre humanité et de leurs valeurs, en un mot, sur un véritable esprit de civilisation.

 

Cette effort permanent n'est pas, hélas, à la porté des foules accaparées par le semi esclavage du travail, et par les limites et les contraintes des systèmes qui hypothèquent lourdement leur avenir…

 

Cependant, selon les mythes en vogue, les foules sont les bases quasi sacrées des sociétés dites démocratiques qui trop souvent cachent d'une façon hypocrites des dictatures plus sournoises fondées sur les seules logiques de l'argent où les hommes ne sont plus que des chiffres ou des matricules.

 

Etranges fondations pour ces sociétés livrées sans défense aux piéges d'une subversion désormais au service des seuls matérialismes, marxistes ou capitalistes, partout attaquées et corrompues par une logique du néant, prêtes à s'effondrer sur elles mêmes en entraînant les sociétés qu'elles prétendent soutenir.

 

 

 

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Sur La GUERRE REVOLUTIONNAIRE ou POLITIQUE

 

 

 

La guerre dite « révolutionnaire » ou « politique » est une démarche inverse à celle définie par le dogme de CLAUSEWITZ selon lequel la guerre est la continuation violente de la politique.

 

Pour les théoriciens de l'impérialisme marxiste « La politique est une continuation larvée des violences de la guerre ».

 

La guerre politique ou révolutionnaire est sans doute aussi vieille que le Monde.

 

L'impérialisme marxiste l'a élevé au rang d'une technique précise. Elle est devenue l'arme fondamentale de l'impérialisme « soviéto-marxiste » après 1945.

 

Elle a connu une application généralisée au niveau de la planète parce que la possession des armes atomiques par les super puissances faisait régner une sorte d' « équilibre de la terreur » et à généré ce qu'il a été convenu d'appeler « La Guerre Froide » entre les blocs de l'EST et de l'OUEST.

 

La guerre révolutionnaire est alors apparue comme la tentative d'une révolution permanente, dans le cadre de la guerre froide, pour modifier l'ordre politique des nations sans pour autant courir le risque de déclencher la guerre totale. D'où l'expression de « guerre limitée » qui définissait le caractère des opérations de conquête de l'impérialisme marxiste dans le cadre de l'utilisation de la guerre révolutionnaire.

 

 

Idéologiquement la guerre révolutionnaire se fonde sur le dogme du droit des peuples à disposer d'eux mêmes. Un droit qui fut inspiré par la formule lancée en 1791 à la tribune de la convention par le député MERLIN de DOUAI : « Les alsaciens sont français, non pas par le traité de Munster, mais par leur propre volonté ».

 

La guerre révolutionnaire est une technique frauduleuse d'expression de la volonté du peuple fondée sur la terreur.

 

Stratégiquement dans la deuxième moitié du XX° siècle, elle et devenu extrapolation par l'impérialisme marxiste de lutte des classes en lutte des races à l'échelle de la planète.

 

Les peuples sous développés du Tiers Monde, réputés prolétaires, devait être utilisés et lancés contre les puissances coloniales, les nations développées d'Europe et l'Amérique, réputées bourgeoises.

Tactiquement la guerre révolutionnaires ne s'attaque, en priorité, pas aux objectifs traditionnels des armées en campagne que sont les sommets, les carrefours des routes, les nœuds ferroviaires, les places fortes ou les obstacles que sont les fleuves.

 

La guerre révolutionnaire s'assigne la conquête des esprits et des âmes !

 

Ses armes sont accessoirement, le fusil, les canons, les balles, les obus, le couteau. Elles sont d'abord les idées politiques et les slogans.

 

La guerre révolutionnaire relève d'une technique précise, partout appliquée et dans laquelle on distingue quatre mouvements :

 

1 – CONTAMINER. Des agents clandestins dressent inlassablement le bilan des désillusions et des amertumes que la vie accumule dans le cœur de tous les hommes du Monde. Ils s'efforcent de les inscrire au passif du pouvoir contre lequel ils souhaitent allumer la guerre. Ils sèment la haine !

 

2- COMPROMETTRE. Les hommes sont poussés à commettre des délits mineurs mais qui les compromettent vis à vis de la police et des forces de l'ordre. Au bout de ces compromissions les hommes sont amenés à se cacher pour échapper aux poursuites. Ainsi se constitue lentement une force clandestine.

Parallèlement on s'efforce d'assassiner les cadres naturels de la société. On livre la population privée de ses tuteurs aux poisons des propagandes. On impose l'idée d'omniprésence et d' « omnipuissance » de la force clandestine.

On inspire la peur !

 

3- LEGALISER. L'organisation clandestine s'efforce d'implanter sur une partie du territoire convoité ou, à défaut, à l'abri des frontières d'un pays voisin et complice, un « gouvernement provisoire » destiné à prêter un statut légal aux bandes armées engagées dans le combat clandestin et à se présenter comme l'expression de la volonté d'une nation bâillonnée par un pouvoir dictatorial. Ce « gouvernement provisoire » est en même temps une cellule de propagande qui a pour mission de peser de toutes ses forces sur l'opinion internationale.

 

4 – SOULEVER l'ensemble de la population dans une rébellion généralisée ou NEGOCIER. La première hypothèse a été réalisée en CHINE et à CUBA. L'expérience a montré qu'elle était la moins courante. L'ALGERIE a présenté l'archétype d'une guerre révolutionnaire terminée par la négociation. Cette dernière phase intervient d'ailleurs quand l'organisation clandestine juge qu'elle n'obtiendra plus d'avantages par la seule violence et que le pouvoir qu'elle a combattu est suffisamment miné par ses techniques de subversion.

 

La négociation a toujours été un piége.

 

Les puissances occidentales y voyaient un moyen d'accéder à la paix. Mais le monde communiste avait un objectif final, la conquête de toutes les nations.

 

La négociation et les traités qui en découlaient éventuellement n'étaient pour lui que des trêves destinées à reconstituer ses forces, à s'assigner de nouveaux objectifs, à relancer l'offensive subversive et attendre l'occasion de recourir de nouveau à la violence pour conquérir d'autres avantages.

 

La guerre révolutionnaire était un processus lutte armée-négociation qui ne devait se terminer  qu'avec la victoire ou le défaite également totale de l'impérialisme matérialiste marxiste qui l'avait  conçue, codifiée et appliqué avec une cruauté qui fut une véritable injure face à l'humanisme le plus élémentaire

 

La guerre révolutionnaire fut fondé sur l'assassinat systématique des civils comme moyen d'imposer la terreur. Peu importait la quantité des morts. C'était le spectacle des morts qui devait déclencher les mécanismes de la terreur. Les innocents étaient versés dans les mêmes charniers que les coupables.

 

Des millions de morts emportés au vent de l'Histoire !

 

Point de tribunal de Nuremberg comme pour les criminels nazis !

 

Deux poids deux mesures face aux intellectuels du monde entier pour ce qu'il était convenu d'appeler des guerres justes.

 

La subversion avait accrédité en Occident que l'idée de la démarche de la guerre« politique » ou «révolutionnaire » était invincible.

 

Elle comparait les maquis terroristes fomentés par la guerre révolutionnaire au moucheron et le lourd appareil des armées modernes et des forces de répression à l'éléphant.  David contre Goliath…..Elle a formé le slogan que « le moucheron gagne toujours ».

 

Elle s'est appropriée « Le Peuple »….. « El Pueblo Unido Jamas sera vencido ! »

 

En Occident des voix se sont élevées pour dénoncer la nature réelle de la guerre révolutionnaire. Elles ont voulu rendre la terreur à sa dimension des crimes monstrueux commis contre les innocents. Elles ont dénoncé le mensonge qui consistait à présenter comme un libre consentement l'expression frauduleuse de la volonté des peuples extorquée  par la peur.

 

La machine de guerre de l'impérialisme marxiste s'est enrayée à travers le Monde…..sur les sommets de l'archipel des Açores au moment ou Le Portugal allait basculer dans le camp des pays de l'Est…..en Afghanistan où la toute puissante armée soviétique s'est justement confrontée à un peuple qui voulait rester libre……

 

Certes il reste des pays comme la CHINE, la COREE du NORD, CUBA qui se veulent encore communistes mais le Monde bouge…….même si il est encore prisonniers des archétypes et des poissons du passé.

 

Il reste que les tenants de l'impérialisme matérialiste capitalistes ne semblent pas avoir compris que l'Histoire et la toute puissance de la Vie leur offraient l'opportunité de réfléchir et de sortir de la diabolique spirale ou n'existent que les seules logiques de l'argent.

 

Ils n'ont pas gagné la guerre. Ce sont ceux qui, hier, étaient leurs adversaires qui ont perdu…..

 

Alors pour les G20 à venir, il reste toujours un Monde à construire loin des techniques réductrices qui n'ont pas d'autre objectifs que d'asservir l'humanité au profit d'un accomplissement qui n'est pas le sien.

 

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Sur la COLONISATION et le COLONIALISME

 

 

 

 

La querelle sur la colonisation et la décolonisation et sur son versant sombre le colonialisme a occupé l'essentiel de la deuxième moitié du XX° siècle.

 

Elle n'est pas éteinte à l' aube du III° millénaire.

 

Elle continue, par les mythes qu'elle a suscités, à peser sur la vie et l'évolution de l'ensemble des nations de ce début de XXI° siècle.

 

Par la confusion des esprit qu'elle a générée, cette querelle hypothèque lourdement la liberté du choix des actions nécessaires pour répondre, positivement, aux véritables besoins et aux attentes des populations du SUD et du NORD.

 

Pour emprunter la voie étroite des gestes nécessaires pour en finir avec cette confusion des esprits, il paraît important de revenir sur la définition des termes que l'on utilise dans ce domaine.

 

Le dictionnaire nous enseigne que la colonie est l'ensemble d'une population qui quitte un territoire ou un pays pour aller s'installer ailleurs afin d'y former un groupe important sinon prépondérant et y faire souche.

 

Par extension cela devient aussi le nouvel espace occupé par cette population.

 

La colonisation englobe l'ensemble des actions qui concernent  cette démarche.

 

Pour une nation ou un état c'est, parfois, l'envoi de ses ressortissants ou de ses représentants vers d'autres horizons. C'est la transformation des contrées qu'ils découvrent en territoires dépendant de leurs métropoles d'origine pour leur administration et leur propre développement.

 

Dans les faits la colonisation, comme la migration des populations sont des moteurs de l'Histoire des hommes depuis l'aube des temps.

 

A un moment de l'accomplissement de leurs propres destins, à grande ou à petite échelle, tous les peuples ont été colonisateurs.

 

Avant les deux millénaires de ce qu'il est convenu d'appeler l'ère chrétienne, dans le prolongement des civilisations égyptiennes et grecques, Rome a colonisé l'ensemble des peuples d'Europe, d'Asie Mineure et du pourtour du bassin méditerranéen.

 

A la fin de son expansion, la décadence de ROME a laissé libre champ à l'affrontement de deux ensembles humains, construits autour de deux religions monothéistes, l'Islam et le Christianisme.

 

Au nom de leur foi, ces deux ensemble prétendaient dominer le Monde.

 

L'issue d'une étape importante de leur affrontement, la bataille de Lépante, a fait pencher la balance en faveur des nations de l'occident chrétien. Au cours de la seconde moitié du deuxième millénaire, sous l'égide du pouvoir spirituel chrétien de ROME, les nations occidentales ont prétendu marquer le reste du Monde à l'aune de leurs seules valeurs religieuses qu'elles affirmaient universelles.

 

Les mouvements de colonisation des cinq derniers siècles qui ont précédé le troisième millénaire ont été dominés par cette volonté d'action. Ils se sont ,hélas, accompagnés de drames, de misères, souvent d'atrocités inhérents au côté d'ombre de la nature humaine et à ses plus bas instincts.

 

Malgré une morale chrétienne qui se disait supérieure à toutes les autres, les colonisateurs des puissances occidentales n'ont pas été à la mesure de la perfection qu'ils affirmaient représenter.

 

Bien souvent, ils n'ont pas mieux agit que ceux qui les avaient précédé dans l'Histoire de l'Humanité.

 

Pour la seule colonisation des Amériques du NORD et du SUD la civilisation Inca a été anéanti, les empires pré colombiens de l'Amérique centrale ont été détruits, les nations indiennes de l'Amérique du NORD ont été volontairement décimées.

 

Au cours de cette période les occidentaux se sont rendus coupables d'un crime majeur.

 

Il est inscrit pour toujours dans les annales des drames vécus par l'espèce humaine.

 

Afin de fournir à ce qu'ils appelaient Le Nouveau Monde, une main d'œuvre soumise et bon marché, ils ont participé à l'organisation d'un commerce d'être humains razziés et réduits en esclavage sur les côtes africaines et expédiés, pour être vendus, vers les deux amériques.

 

En Afrique ce crime était déjà un fléau millénaire, les marchands arabes faisaient commerce des hommes pour leur propres besoins depuis des siècles.

 

En fait, il est vrai qu'il convient de dire que l'esclavage est aussi vieux que l'Histoire de l'espèce humaine.

 

Pour autant les Européens n'ont pas d'excuse. Il est pourtant juste de noter que l'esclavage a été interdit par les nations d'Europe bien avant que ne le fassent les autres nations du Monde.

 

En Asie par contre la colonisation occidentale qui se voulait globale s'est heurtée à des civilisations séculaires.

 

Leurs valeurs spirituelles étaient aussi accomplies que celles des colonisateurs. Elles étaient fondées sur une Histoire originale aussi vieille que la leur. Le choc des civilisations n'a pas détruit leur capacité à exprimer leur caractère spécifique face à l'Universel.

 

L'Histoire de l'espèce humaine nous enseigne que les mouvements de colonisation sont malgré tout limités dans le temps et l'espace. La volonté et les forces du colonisateur s'émoussent. Leur expansion arrive toujours à leur fin.

 

Il semblerait aujourd'hui que pour l'ensemble de l'Humanité cette limite soit atteinte.

 

Elle a sans doute été marquée par la période de décolonisation et de guerres d'indépendance qui ont pris une dimension particulière au cours de la deuxième moitié du XX° siècle.

 

ILS SEMBLE CLAIR, EN CE DEBUT DE MILLENAIRE, QUE LES TEMPS DE LA COLONISATION ET DE LA DECOLONISATION ARRIVENT A LEUR TERME AU NIVEAU DE L'ENSEMBLE DE NOTRE PLANETE .

 

IL SEMBLE TOUT AUSSI EVIDENT QUE L'ENSEMBLE DES NATIONS ASPIRENT A LA RECONNAISSANCE DE LEURS REALITES ET DE LEUR ORIGINALITE FACE AU RESTE DU MONDE.

 

POURTANT CERTAINES PUISSANCES PRETENDENT ENCORE  MAINTENIR CERTAINES NATIONS SOUS LEUR JOUG ET LES PRIVER DE LEURS LIBERTES FONDAMENTALES.

 

Au cours des mouvements de colonisation de ces cinq derniers siècles, dans un monde de découverte et de communication, l'humanité à eu la chance de découvrir son unicité et sa globalité.

 

Elle a aujourd'hui accès à la conscience de la merveilleuse richesse de l'expression multiforme de son génie. Elle découvre enfin l'apport inestimable, à tout l'ensemble humain, du caractère original de la plus humble de ses composantes.

 

C'est ce constat qui impose, aujourd'hui, une réflexion précise et les choix des actions novatrices qui doivent présider à l'accomplissement du futur de l'humanité  toute entière.

 

LE XX° SIECLE A VU L'EMERGENCE D'UNE DEFINITION PRECISE CONCERNANT LES FAUTES ET LES DERIVES MAJEURES DE LA COLONISATION : « LE COLONIALISME »

 

Toujours selon le dictionnaire, LE COLONIALISME est une doctrine impérialiste qui ne considère LA COLONISATION que comme la source du bien être des nations colonisatrices, au mépris le plus élémentaire des exigences et des besoins des populations rencontrées.

 

LE COLONIALISME n'est alors qu'un vecteur de l'asservissement de l'Homme par l'Homme !

 

C'est une démarche de prédateurs et de pillards !

 

Si la colonisation fait parti des moteurs de l'Histoire, LE COLONIALISME est un crime contre l'Humanité, une injure à toutes les formes d'intelligence et aux manifestations de toutes les forces et formes de vie.

 

A lui Seul, il faut bien reconnaître qu'il légitime les guerres d'indépendance de colonies prenant conscience de leur Histoire un moment effacée et de leur originalité.

 

Les Nations du III° millénaire doivent impérativement éradiquer toute forme de colonialisme ou de néocolonialisme larvé.

 

C'est la base incontournable de leur marche vers le degré supérieur d'un véritable esprit de civilisation fondé sur les valeurs d'un nouvel humanisme respectant impérativement toutes les formes d'expression du génie de l'espèce humaine.

 

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Sur L'HOMME

 

 

 

 

Parler de l'Homme comme d'une abstraction est l'une des sources des confusions modernes.

 

Il n'y a pas d'Homme. Il y a des Hommes aux infinies diversités, forgées par les climats, les familles humaines, les traditions sociales, les croyances métaphysiques et, à l'intérieur, de ces grands compartiments, les combinaisons innombrables nées des multiples implications de l'intelligence et de la sensibilité.

 

Parler de l'Homme, c'est nier ces diversités et leurs richesses et par conséquent c'est mutiler les hommes dans l'essentiel de leur être.

 

Le goût des abstractions qui nient les diversités naturelles pour les enfermer dans un concept simple, mais nécessairement caricatural, est l'une des maladies des grands systèmes idéologiques.

Ils réduisent la vie à des clichés dans lesquels les hommes ne peuvent trouver une place si ils ne sont, eux mêmes, ramenés à des éléments de ces clichés.

 

Les systèmes matérialistes, capitalistes ou marxistes, ont fait un grand usage du terme « Homme ». Ils ont limité les hommes au rôle des pièces d'une grande machinerie.

 

Cette dégradation commence avec les piéges du vocabulaire.

 

« Les Hommes meurent dans l'Homme » !

 

L'Humanisme véritable consiste à se préoccuper de la diversité des hommes, à apprendre à tous les respecter et à tous les aider.

 

Les systèmes matérialistes sont une négation de l'Humanisme.

 

Ils versent les hommes dans les contraintes de sociétés concentrationnaires, par la force brutale ou par la manipulation des esprits. Ils les mutilent dans l'espoir « Faustien » de créer un monstre.

 

Malgré tout la vie reprend toujours son cours.

 

A l'Est, comme à l'Ouest, au Sud comme au Nord, les hommes se révoltent pour tenter de reprendre la quête de l'accomplissement de leur destinée.

 

Les Hommes survivent malgré l'Homme !

 

Les hommes appartiennent à une espèce qui a en commun la même conformation physique et des mécanismes sentimentaux à peu prés identiques. Leur conjugaison leur inflige les mêmes misères et leur inspire les mêmes rêves.

 

C'est pourquoi l'on peut parler de condition humaine !

 

C'est pourquoi on peut, aussi, parler de l'égalité des hommes !

 

Mais ici naissent les équivoques avec la confusion des notions d'égalité et d'identité.

 

Les Hommes sont égaux en droit.

 

En particulier ils le sont devant le premier d'entre eux qui est le respect qu'on leur doit.

 

Ils ne sont pas identiques.

 

Le XX° siècle a fait un usage abusif du terme « dignité humaine ».

 

Ce vocable « alibi » est souvent utilisé par des décideurs politiques. Ils sont trop souvent oublieux de la règle fondamentale devant décider de leurs choix et de leurs actions : « SERVIR et non pas SE SERVIR ».

 

Il a occulté ce qui est essentiel !

 

La dignité des hommes commencent par la satisfaction de leurs besoins élémentaires. Il est grotesque de parler des hommes qui ont faim et qu'on laisse volontairement parqué  dans les cloaques des bidonvilles et des camps de réfugiés.

 

La dignité des hommes commence après la satisfaction de ces besoins élémentaires, dans l'effort pour atteindre le plein épanouissement de l'être.

 

C'est à dire dans l'accomplissement spirituel qui dépasse les exigences matérielles de la vie.

 

Ceci suppose que les sociétés n'y feront pas obstacle, plus encore, qu'elles s'efforceront d'abord de réunir les conditions favorables à cet épanouissement et qu'elles inviteront les hommes à réfléchir sur le sens de la vie et de la durée des communautés humaines.

 

En d'autres termes qu'elles accompliront leur rôle fondamental, qu'elles les éveilleront aux lois qui commandent au respect de la dignité individuelle et collective.

 

On se trompe sur la dignité des hommes si on la limite à un droit. Ici, comme dans bien des domaines, la notion de droit n'est qu'une partie, peut être la plus modeste, d'un tout infiniment plus exigeant.

 

L'essentielle de la dignité est dans la notion corollaire des devoirs.

 

La dignité est une conquête permanente.

 

Elle engage chaque être humain dans son effort quotidien pour se grandir  de l'observance exigeante des grands principes sur lesquels sont fondées les civilisations dignes de ce nom : respect des hommes, sens des responsabilités, sens de l'honneur, de la parole donnée, refus du mensonge….

 

Ceci s'exprime dans une certaine gravité qui, goûtant des détentes nécessaires, s'élève au dessus des dissipations légères et se fonde d'abord dans le sens du goût de l'effort et d'une véritable ascèse, pierres fondamentales de l'accomplissement de toute véritable civilisation.

 

 

 

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Sur l'HISTOIRE

 

L'Histoire, c'est la chronique des actes des hommes et, par voie de conséquence seulement, des événements qui jalonnent le cour de leur existence.

 

Elle s'est déroulée, au fil des millénaires, comme un très long fleuve qui s'enrichit de milliers d'affluents. Au fil de l'accomplissement des temps ceux qui se sont chargé de l'écrire ont consigné dans de vieux grimoires l'épopée de la réalisation du destin d'une humanité en quête vers un but toujours mystérieux.

 

Dans son déroulement, son évolution, ses méandres, il y a interrogation et réflexion, puis action d'où surgit l'événement.

 

L'Histoire enregistre et les hommes sont au centre d'un processus pensée – action – événement.

 

Certaines évolutions ressemblent, au sein des sociétés humaines, au mouvement des grandes vagues qui commencent dans les profondeurs des océans et s'achèvent à la surface dans un éclaboussement d'écume.

 

Elles paraissent emporter les hommes dans une poussée cosmique dont les forces les dépassent.

 

C'est une illusion !

 

A l'origine il y a la pensée. Celle ci circule dans d'obscures galeries, atteint les couches profondes des sociétés, y provoque des prises de conscience en forme de cristallisations, alors monte la vague.

 

Elle paraît animée d'un mouvement propre, procéder d'une sorte de fatalité. Elle n'est, en fait, que l'expression collective d'une pensée née d'abord dans quelques cerveaux audacieux.

 

Il est un constat qui paraît être une certitude. La fin du XIX° siècle et tout le cours du XX° siècle ont été un moment particulier dans le cours de l'Histoire connue de notre humanité.

 

Une vision de pensée matérialiste du Monde et l'une de ses formes d'expression, le Marxisme, a changé profondément la perception de l'Histoire des hommes et profondément agité son accomplissement.

 

Le Marxisme a voulu assigner à l'Histoire une sorte de cours universel et définitif dont le mouvement emporterait les Hommes. Il voulait que le cours majestueux du fleuve soit entraîné sur certaine pente. L'étude scientifique de l'amont permettrait de déduire définitivement le déroulement de l'aval.

 

Ainsi selon l'idéologie marxiste, l'Histoire ne trouverait pas son explication dans l'action des hommes et de leurs chefs. Elle serait littéralement tissée par des lois économiques. Ces lois prêteraient « un caractère inéluctable et nécessaire » au mouvement qui a fait évoluer les sociétés humaines de la féodalité à la bourgeoisie, puis grâce à la Dictature du Prolétariat à l'établissement définitif et heureux d'un communisme planétaire, model idéal de l'accession à la plénitude du bonheur des hommes.

 

En lisant dans les lignes de l'Histoire les prophètes du Marxisme croyaient avoir le pouvoir divin et redoutable de prédire l'avenir.

 

La méthode d'étude fondant ce pouvoir avait été définie par HEGEL . C'est la trilogie : Thèse, Antithèse, Synthèse.

 

Il este exact que la vie semble, comme la pensée, procéder par des expériences souvent contradictoires. Elle fond ces contradictions dans de continuelles synthèses.

 

Ce mouvement semble perpétuel.

 

L'infinie diversité de la pensée humaine fait surgir de nouvelles thèses à peu prés imprévisibles. Au bout de l'évolution antithèse – synthèse, elles modifient sans cesse l'Histoire et y ajoute de nouveaux chapitres.

 

Il existe des constantes historiques. Elles sont le reflet de ce qu'il y a de commun et de permanent dans les générations qui se suivent et, par conséquent, dans les sociétés humaines.

 

Ces constantes sont la matière d'étude des historiens, des philosophes et des sociologues. Elles peuvent fournir des données à la méditation politique parce que toute construction ne tenant pas compte de leur leçon sera nécessairement artificielle, donc fragile et éphémère.

 

Mais, à partir de ce canevas immuable, les hommes ne cesseront pas de rebroder l'Histoire selon leur audace et leur génie.

 

Par la même ils lèvent la malédiction d'une Histoire finie et immobile qui serait un symbole de mort. Par leur évolution permanente et leur écriture de l'Histoire ils ont le pouvoir permanent d'être à l'origine de la vie.

 

Tout au long de l'Histoire, les doctrinaires qui ont prétendu qu'elle avait un sens, hormis l'accomplissement d'un destin global, ont toujours été tentés de lui assigner le leur.

 

Le XX° siècle a apporté sa touche originale à l'Histoire. Certains on parlé d'accélération de l'Histoire. L'Histoire pourtant obéit aux mêmes moteurs. Les hommes qui la font n'ont pas changé fondamentalement depuis dix milles ans. Hier elle se déroulait dans des communautés séparées par les mers, les océans, de vastes territoires.

 

Aujourd'hui après cinq siècles d'expansion et de volonté de domination occidentale et un siècle d'affrontement entre les représentants des courants matérialistes capitalistes et marxistes, elle est devenue mondiale dans un univers de communication et d'intervention médiatique qui rend sa chronique instantanée.

 

Hier l'homme avait le temps d'apprécier les changements de sa sphère de vie, la terre. Aujourd'hui il en connaît l'évolution et les drames dans l'heure. C'est en cela qu'il a l'impression d'une accélération de l'Histoire.

 

Il lui reste à s'adapter à cette nouvelle donne. Il doit accepter l'exigence du VIVRE et TRAVAILLER ENSEMBLE pour toutes les composantes de l'Humanité. Il lui reste encore à inventer et appréhender le langage de cette exigence.

 

« C'est cette capacité qui doit être le fait de ceux qui prétendent diriger les hommes et qui ont l'orgueil ou l'ambition de vouloir écrire l'Histoire en la marquant de leur propre sceau. »

 

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Sur LE MARXISME

 

 

 

Le Marxisme est né dans la seconde moitié du 19éme siècle. Il est le fruit des réflexions et des œuvres de deux philosophes allemands, MARX et ENGELS appuyées, d'une part, à l'enseignement de l'autre philosophe allemand HEGEL, d'autre part aux essais des « communalistes » français PROUDHON, FOURRIER, SAINT SIMON.

 

Au cours du XX° siècle cette théorie ou cette doctrine, ces méthodes d'action, les forces qui s'en revendiquaient ont été les causes d'un moment de l'Histoire de l'Humanité.

 

Ce moment en a profondément bouleversé la chronique de cette Histoire. Il a transformé radicalement et parfois dramatiquement la vie de millions d'hommes et de femmes.

 

On ne peut pas évoquer l'Histoire passée, la transition d'un monde ancien vers un monde moderne en devenir à l'aube du III° millénaire, sans tenter d'en appréhender l'ensemble des mécanismes et des méthodes marxistes pour tenter de les comprendre et donner un sens aux choix nécessaires pour le monde de demain.

 

La construction d'un futur de progrès pour l'Humanité ne peut pas se passer des leçons qu'il convient de tirer de l'accomplissement d'une théorie de cette importante au quotidien de la vie des hommes.

 

A partir de l'étude des phénomènes sociaux et économiques, MARX et ENGELS ont affirmé avoir découvert les lois fondamentales de l'évolution historique.

 

A partir de cela ils ont voulu rendre l'Histoire au domaine expérimental de la science.

 

Le génie de MARX fut sans doute d'avoir décelé la force politique formidable née du rassemblement, autour des cités industrielles, d'une masse toujours plus nombreuse d'hommes arrachés aux traditions de la terre et livrés à la fois aux tentations de l'exploitation d'un matérialisme capitaliste obéissant aux seules logiques de l'argent et à tous les délires des propagandes démagogiques dans une société qui refusait alors aux hommes le respect de leur dignité et de leur qualité d'hommes.

 

La tare du Marxisme c'est sans doute d'en avoir déduit une loi valable pour la durée des âges, à partir des observations tirées d'une société localisée en Europe Occidentale et vivant à un moment précis du temps.

 

Il prétendait annoncer l'avenir d'une façon désormais immuable. Il avait comme perspective de fournir une explication définitive sur le sens de la vie et de la mort. De cette façon il se rangeait dans la lignée des messages prophétiques. Simplement il ne se référait pas à « Une révélation » mais à une expérience réputée scientifique. Il devenait, en fait, « Une religion » fondée sur des « mystères » économiques !

 

A cours du XX° siècle, il a eu le destin des religions avec ses prophètes barbus, ses apôtres, ses martyrs, ses églises, son inquisition, ses conciles et ses schismes.

 

La « Réforme » chinoise a détruit son unité planétaire originale, moins d'un demi siècle après la « Révélation » de la révolution communiste de 1917.

 

Il a fallu pourtant plus de quatre millénaires dans l'Histoire des hommes et plusieurs « révélations » pour voir évoluer et se définir  les trois grandes branches des religions nées de la révélation de Dieu à Abraham, le Judaïsme, le Christianisme et l'Islam et que dire sur les grandes philosophies qui ont rythmé l'évolution des hommes au cours des siécles.

 

Mais les « Mystères économiques » sont aussi inaccessibles aux multitudes que les « Mystères divins ».

 

Ici et là il reste pour les foules une espérance, c'est à dire l'attente confuse d'un bonheur qui les délivrera des misères de la condition humaine.

 

En d'autre termes Il existe toujours une « Une foi ». Elle explique que malgré l'échec du régime né du Marxisme dans l'ex U.R.S.S. et la découverte de l'univers concentrationnaire du goulag, cette « Foi » conserve de nombreux adeptes en quête des réponses à leurs inquiétudes fondamentales face à la mort vers laquelle ils tendent inexorablement.

 

C'est en ceci que le Marxisme est moins matérialiste qu'on ne le dit !

 

C'est aussi en ceci que les anarchistes qui s'exprimaient sur les murs de France en 1968 ont écrit en réponse ironique aux prophètes marxistes qui prétendaient en finir avec les aspirations spirituelles et religieuses des peuples du Monde : «  Le Marxisme, c'est l'Opium du peuple »…….

 

Le communisme née du Marxisme, c'est une version littéralement désespérante de l'attente ardente d'un Monde meilleur, d'un âge d'or qui habite tous les hommes.

 

Les socialistes français qui ont inspiré Marx gardaient le souci des hommes. Ce souci a sombré dans la pesante machinerie idéologique du Marxisme où les hommes ne sont plus que les pièces détachées d'un immense système ou la diversité de leurs réalités et de leurs âmes n'existe plus.

 

Il est vrai que pour FOURRIER ou PROUDHON l'amélioration justifiée et nécessaire de la condition ouvrière restait quelque chose de concret et de mesurable en salaires et en loisirs.

 

Le monde ouvrier fut réduit par MARX à une force politique, le levier d'une sorte de super-machine monstrueuse dont les hommes sont, tout au plus, le carburant.

 

Le Marxisme a prétendu supprimer les contraintes insupportables de l'Etat. En Union Soviétique il a abouti a un super état concentrationnaire dont il était le fonctionnaire.

 

Le Marxisme s'est voulu vérité révélée à toute l'humanité. Il est devenu messianique comme toutes les religions. Pour son avènement au niveau mondial et expansion de sa prédiction idéologique, il est devenu impérialiste pendant tout le XX° siècle.

 

Il prétendait partager le profit entre tous. Il a abouti à la confiscation du profit au seul bénéfice d'un état géant. Il a égalité au plus bas, esclavage au service de bureaux plus impérialistes que n'importe quel potentat.

 

Prétendant se fonder sur l'immuabilité des lois économiques découvertes par Marx, la marxisme a bâti une économie aberrante. Elle s'est épuisée dans son propre fonctionnement et à préludé à la chute de l'Union Soviétique et de ses satellites.

 

Pendant le XX° siècle, acculé à l'évidence de cette carence, la Nomenklatura Marxiste a rêver de supprimer le défi que représentait la prospérité d'un Monde libre qui lui faisait injure et contredisait ses dogmes.

 

Il a vainement attendu de sa propre victoire la suppression d'un adversaire dont la réussite matérielle renvoyait ses dogmes à leur véritable dimension de rêveries pesantes et fumeuses.

 

Il affirmait être le fruit d'une expérience scientifique. Il a tenté en permanence de refuser la sanction des faits qui est l'un des dogmes fondamental des sciences. Et parce que les faits son têtus et leur leçon subversive, le marxisme a naturellement évolué vers un état policier où les fonctionnaires d'un K.G.B. omnipotent s'occupait des suspects parqués dans des goulags inhumains…..

 

Mais la force des faits a fini par le vaincre tout en transformant, parfois, certains de ses membres et des fonctionnaires de ses appareils d'état en super capitalistes après la chute du régime qu'ils servaient.

 

Une idéologie fondée sur une expérience scientifique est une chose absurde. Idéologie et expérience s'excluent naturellement. L'une est un schéma dessinée dans l'abstrait par l'esprit fasciné par ses propres rêves. L'autre est un simple enregistrement du concret. Une théorie basée sur les faits ne peut être qu'une hypothèse, comme les hypothèses astronomiques. Elle est perpétuellement remise en cause par la découverte de faits nouveaux.

 

Il y avait pure supercherie quand le marxisme se présentait comme le défenseur, le refuge du monde ouvrier et aujourd'hui des peuples, hier sous tutelle coloniale, maintenant en voie d'évolution. La correspondance de Marx et d'Hegel ne laisse aucun doute la dessus. La révolution devait naître de la colère ouvrière devant l'évolution nécessairement réputé fatal de la misère.

 

Face au misères de l'aube du III° millénaire il y a là « une vérité » à méditer pour les nations d'un NORD qui ne semble pas avoir encore tiré les leçons de son Histoire. Les populations d'un Tiers Monde, hier pillées par un colonialisme prédateur, aujourd'hui cibles de nouvelles formes d'exploitation sont les moteurs, d'une nouvelle forme de révolution qui n'empruntera sans doute rien aux théories d'un marxisme versé aux oubliettes de l'Histoire.

 

La conquête de quelques avantages sociaux ou l'amélioration du niveau étaient pour, Marx et Engels purement secondaires.

 

L'intérêt de ces deux philosophes portaient au prolétariat auquel ils n'appartenaient pas tenait seulement au fait qu'il le définissait comme la seule force capable de déclencher et d'accomplir la Révolution Marxiste.

 

Pour eux les syndicats n'étaient rien d'autre qu'un vecteur de mobilisation et d'encadrement des masse. La grève devenait une véritable école de guerre. La pire catastrophe pour Marx et le marxisme était une paix générale, fondée sur une véritable participation des masses à la gestion des outils de production pour une répartition harmonieuse des ressources et des fruits du travail.

 

Le Marxisme fondé dans un premier temps sur l'évolution perpétuelle thèse – antithèse- synthèse, s'est figé dans ses dogmes et leur récitation rituelle.

 

L'extrapolation au niveau planétaire de lois qui se voulaient éternelles à partir de l'observation limitée des phénomènes sociaux de l'Europe du XIX° siècle, sous la houlette du régime policier et de la dictature du prolétariat est devenu conservateur.

 

Il a versé dans la démarche habituelle des conservateurs apeurés par les bouillonnements de la vie. Il a prétendu follement opposé la police et les forces de répression à l'évolution des hommes.

 

Et comme tous les conservatismes il a engendré les causes des sa chute.

 

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01/09/2010
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